En bref
- McConaughey a bien envisagé Joel
- La durée d’une série l’a freiné
- Pedro Pascal reste le choix gagnant
Signer pour Joel, ce n’était pas juste accepter un gros rôle. C’était potentiellement embarquer pour des années. Et c’est précisément là que Matthew McConaughey a décroché.
Un rôle qui engage bien plus qu’un simple tournage
Invité du podcast Happy Sad Confused avec Josh Horowitz, l’acteur a confirmé qu’il avait bien envisagé The Last of Us. Il explique qu’à ce moment-là, il ne jouait plus vraiment, pris davantage par l’écriture et par d’autres responsabilités dans sa vie. Il dit aussi que le projet lui plaisait beaucoup, allant jusqu’à confier, en français, « Oui. Et j’étais vraiment enthousiaste ».
Mais ce qui l’a retenu, c’est la logique même d’une série. McConaughey résume l’idée simplement, avec une remarque très juste : si l’on veut qu’une série réussisse, il faut aussi accepter qu’en cas de succès, elle vous garde pendant des années. Résultat, The Last of Us n’était pas pour lui à ce moment-là.
Un casting observé de près par les joueurs
On l’oublie vite, mais avant la diffusion sur HBO, le Joel de référence restait celui de Troy Baker dans les deux jeux. Forcément, l’adaptation avançait sur une ligne étroite. Les adaptations de jeux vidéo traînent toujours cette tension entre fidélité, réinvention et rejet immédiat des fans les plus investis.
Le feuilleton n’y a pas échappé. Plusieurs choix de casting ont pris des critiques au départ. Parmi les noms qui ont circulé pour Joel, on retrouvait aussi Mahershala Ali et Josh Brolin. Pourtant, une fois la série lancée, Pedro Pascal a rapidement retourné l’opinion. Son interprétation a fait le travail, sans surjouer la copie du jeu.
Pourquoi le timing n’était tout simplement pas le bon
Le plus parlant, c’est le contre-exemple donné par l’acteur lui-même. Le premier projet qui l’a réellement relancé, c’est The Rivals of Amziah King, un film prévu pour 2025 dont il tient le rôle principal. Un film, donc une trajectoire plus fermée, plus nette, plus facile à cadrer quand on revient après plusieurs années loin des rôles physiques à l’écran.
Bon, dit autrement, le timing comptait autant que le rôle. McConaughey ne remettait pas en cause la qualité de The Last of Us. Il regardait surtout ce que ce choix allait exiger dans la durée.
Et au bout du compte, la série a trouvé son Joel
Avec le recul, le choix de Pascal paraît presque évident. Il a apporté une présence brute, cette rugosité un peu fermée de Joel, mais aussi sa dimension profondément paternelle avec Ellie. C’est un équilibre délicat, et la série l’a trouvé.
D’autant que l’engagement redouté par McConaughey était bien réel. Même si Joel meurt en saison 2, le personnage reste central, et Pascal devrait encore apparaître d’une façon ou d’une autre dans la saison 3, au moins via des flashbacks ou un autre procédé. Ce presque-casting raconte donc quelque chose de plus large sur Hollywood : aujourd’hui, accepter une grande série, c’est souvent choisir un calendrier avant de choisir un personnage.