Test Oniverse Starion : une manette PS5 et PC qui mise sur les sensations et la personnalisation

Avec sa Starion, Oniverse entend bousculer le marché des manettes gaming en proposant des fonctionnalités habituellement réservées à des modèles plus coûteux. Sticks à effet Hall, boutons mécaniques, six commandes supplémentaires programmables et gâchettes à course réglable : sur le papier, cette manette compatible PS5 et PC a de sérieux arguments. Commercialisée à 54,99 euros, elle fait toutefois quelques concessions, notamment sur les sensations propres à la DualSense et sur certains choix esthétiques. Alors, faut-il craquer pour cette alternative ?

Oniverse Starion
Oniverse Starion — ADN

Notre avis

Note finale

7/10

La Oniverse Starion réussit à proposer un ensemble de fonctionnalités généreux pour 54,99 euros. Ses boutons mécaniques particulièrement agréables, ses sticks à effet Hall et ses gâchettes réglables constituent ses principaux atouts. Nous regrettons toutefois la lisibilité insuffisante des boutons ABXY, l'absence d'application pour simplifier les réglages et les concessions réalisées sur l'immersion propre à la DualSense. Une manette séduisante, surtout pour les joueurs PC et PS5 qui recherchent davantage de personnalisation sans exploser leur budget.

Notes

  • Design7/10
  • Qualité des commandes8/10
  • Fonctionnalités et personnalisation7/10
  • Autonomie7/10

Avantages

  • Boutons mécaniques au clic particulièrement satisfaisant
  • Sticks à effet Hall pour limiter les risques d'usure et de drift
  • Gâchettes à double course facilement réglables

Inconvénients

  • Symboles des boutons ABXY peu lisibles avec leur effet de profondeur
  • Absence de logiciel compagnon pour faciliter les réglages

Design et conception : un air de DualSense, avec sa propre personnalité

Difficile de ne pas penser à la DualSense de Sony lorsqu’on découvre la Oniverse Starion. La manette reprend une disposition symétrique des sticks analogiques, un large pavé tactile central et une silhouette familière. Oniverse apporte néanmoins sa touche personnelle avec des lignes plus anguleuses et un éclairage RGB qui entoure les deux joysticks.

Notre exemplaire violet se démarque des traditionnelles manettes noires ou blanches. La couleur est plutôt réussie, d’autant que les anneaux lumineux autour des sticks créent un contraste intéressant. Une barre lumineuse sous le pavé tactile complète l’ensemble. Le constructeur propose également des déclinaisons noire, blanche et bleue. Les poignées sont texturées pour favoriser la préhension, tandis que le pavé tactile possède lui aussi une surface légèrement granuleuse. Avec ses 254 grammes annoncés, la Starion reste dans la catégorie des manettes de taille classique.

En revanche, un choix esthétique nous laisse perplexes : celui des boutons ABXY (oui sur PlayStation on dit croix, carré, rond, triangle). Oniverse a opté pour des touches sombres et translucides, avec des symboles qui semblent placés en profondeur sous leur surface brillante. L’effet visuel est original, mais la lisibilité n’est franchement pas idéale. Certes, lorsqu’on connaît parfaitement la disposition des touches, ce n’est pas un problème majeur. Mais pour les joueurs occasionnels ou ceux qui alternent entre plusieurs plateformes, devoir chercher le bon symbole du regard est moins agréable. C’est d’autant plus dommage que les boutons affichent à la fois des références aux dispositions PlayStation et Xbox. La présence d’un éclairage RGB aurait justement pu corriger ce défaut. Malheureusement, si les sticks profitent de leurs anneaux lumineux, les symboles des boutons ne sont pas rétroéclairés. Une occasion manquée pour une manette qui soigne pourtant son apparence.

À l’arrière, quatre boutons programmables M1 à M4 prennent place sous les doigts. Deux commandes supplémentaires L4 et R4 sont également positionnées à proximité des gâchettes supérieures. Cette disposition offre davantage de possibilités sans avoir systématiquement à déplacer les pouces.

Fiche technique de la Oniverse Starion

  • Compatibilité : PS5, Windows, Mac, Steam Deck, Android et iOS
  • Connectivité : Bluetooth 5.3 et USB-C filaire
  • Joysticks : deux sticks analogiques à effet Hall
  • Boutons : 18 commandes principales, dont 12 mécaniques annoncées
  • Commandes supplémentaires : quatre boutons arrière M1 à M4 et deux boutons L4/R4
  • Gâchettes LT/RT : double mode, course courte mécanique ou longue à effet Hall
  • Personnalisation : macros, mode Turbo, vibrations et éclairage LED
  • Éclairage : quatre modes et cinq niveaux de luminosité
  • Autres fonctions : pavé tactile, gyroscope et prise jack 3,5 mm
  • Batterie : 1 500 mAh
  • Autonomie : jusqu’à 11 heures annoncées, contre 7 heures indiquées dans le manuel
  • Recharge : environ 3 heures
  • Poids : 254 grammes
  • Prix conseillé : 54,99 €
Oniverse Starion
Oniverse Starion

Des boutons mécaniques particulièrement satisfaisants

C’est probablement l’un des aspects les plus agréables de cette Starion : le ressenti des boutons mécaniques. Contrairement aux commandes à membrane traditionnelles, qui privilégient généralement une pression plus souple, les boutons de la Starion mettent en avant un retour tactile bien plus marqué. Le fameux effet « clicky » est particulièrement plaisant. Chaque pression s’accompagne d’un clic franc qui rappelle certaines souris gaming. Cette sensation donne davantage de caractère aux commandes et rend leur utilisation très satisfaisante.C’est un vrai parti pris. Certains joueurs préféreront toujours la discrétion et la souplesse des boutons classiques, tandis que d’autres apprécieront ce retour tactile plus prononcé. De notre côté, nous avons clairement une préférence pour cette seconde approche. La Starion possède un caractère mécanique agréable qui participe à son identité.

On retrouve également une croix directionnelle classique et des sticks analogiques entourés d’une surface texturée. Ceux-ci reposent sur la technologie Hall Effect, devenue un argument important sur le marché des manettes. Plutôt que d’utiliser des potentiomètres traditionnels, les sticks à effet Hall mesurent leur position grâce à un champ magnétique. Cette conception limite l’usure liée au frottement des éléments de mesure, l’une des causes possibles du fameux « stick drift ». À moins de 55 euros, retrouver cette technologie sur les deux joysticks constitue un argument appréciable.

Oniverse Starion
Oniverse Starion

Des gâchettes réglables, mais pas adaptatives

Sur PS5, les gâchettes adaptatives de la DualSense font partie des fonctionnalités qui renforcent l’immersion. En fonction des jeux, leur résistance peut varier afin de simuler une tension, un freinage ou encore le maniement d’une arme. La Starion ne propose pas cette technologie. En revanche, Oniverse a fait un choix différent qui devrait intéresser certains joueurs : permettre de modifier physiquement la course des gâchettes LT et RT. Deux petits interrupteurs situés sous les gâchettes permettent de basculer entre deux modes.

Le premier privilégie une course longue et progressive, avec une détection à effet Hall. Cette configuration convient notamment aux jeux de course, où il est important de pouvoir doser une accélération ou un freinage. Le second raccourcit considérablement la course pour obtenir une activation mécanique proche d’un clic de souris. Cette configuration est davantage orientée vers les FPS et les jeux nécessitant des actions rapides. Nous apprécions particulièrement cette possibilité de personnalisation. Le réglage est accessible directement sur la manette, sans manipulation logicielle, et permet d’adapter les commandes au type de jeu. Les amateurs de jeux compétitifs pourraient même privilégier cette approche mécanique, tandis que ceux qui recherchent l’immersion propre aux jeux PlayStation regretteront l’absence des effets adaptatifs.

Oniverse Starion
Oniverse Starion

Six commandes supplémentaires et des macros personnalisables

L’autre argument de la Starion réside dans ses commandes supplémentaires. Avec quatre boutons à l’arrière et deux gâchettes additionnelles L4/R4, la manette dispose de six commandes personnalisables. Leur intérêt est de pouvoir associer certaines actions à des boutons accessibles sans quitter les sticks analogiques. Dans un jeu d’action, on peut par exemple imaginer attribuer une esquive, un saut ou une interaction à une commande arrière.

Oniverse va plus loin avec la possibilité d’enregistrer des macros comprenant jusqu’à 16 actions successives. La programmation s’effectue directement sur la manette. Il suffit de maintenir le bouton M pendant cinq secondes pour entrer dans le mode de configuration, d’enregistrer la succession de commandes souhaitée, puis de choisir le bouton supplémentaire qui déclenchera cette séquence.

La manette confirme l’opération par une vibration et un changement d’état de sa LED d’appairage. Autre point intéressant : contrairement au mode Turbo, les macros enregistrées sont conservées entre deux connexions. Il faut naturellement garder à l’esprit que l’utilisation de macros automatisées peut être interdite par les règles de certains jeux compétitifs en ligne.

Oniverse Starion
Oniverse Starion

Pas de logiciel, mais de nombreux réglages directement sur la manette

L’absence de logiciel compagnon est probablement l’un des choix les plus particuliers de la Starion. Contrairement à plusieurs manettes gaming qui passent par une application dédiée pour gérer leurs profils et leurs réglages, Oniverse a choisi de centraliser pratiquement toutes les fonctionnalités autour du bouton M, situé sous la touche Home. L’avantage est évident : aucun programme à installer, aucun compte à créer et aucune interface supplémentaire à maîtriser. En revanche, il faut apprendre plusieurs combinaisons de touches. Et lorsqu’on souhaite modifier régulièrement certains paramètres, cette méthode n’est pas nécessairement la plus intuitive.

L’éclairage RGB dispose par exemple de quatre modes : vague arc-en-ciel, monochrome fixe, respiration monochrome et vague monochrome. Pour passer de l’un à l’autre, il faut maintenir M et appuyer sur R3. Le raccourci M + L3 permet ensuite, selon le mode sélectionné, de changer la couleur ou de figer une animation. Huit couleurs sont proposées pour les modes compatibles : violet, bleu, jaune, vert, cyan, magenta, rose et rouge. La luminosité peut également être ajustée sur cinq niveaux avec M et les flèches haut/bas de la croix directionnelle. Il est même possible de désactiver complètement les LED en maintenant L3 et R3 pendant trois secondes.

Les vibrations disposent elles aussi de quatre niveaux : 100 %, 75 %, 50 % et désactivées. Leur intensité se règle avec le bouton M et le joystick gauche orienté vers le haut ou vers le bas.

Enfin, le mode Turbo permet de répéter automatiquement certaines actions à une cadence de 5, 10 ou 15 activations par seconde. Il peut être associé aux boutons ABXY et aux gâchettes. Contrairement aux macros, ses paramètres ne sont pas conservés après une nouvelle connexion.

Tout cela fonctionne sans application, et c’est plutôt appréciable pour les joueurs qui souhaitent une manette autonome. Mais il existe aussi une contrepartie : sans interface graphique, difficile d’avoir une vision globale de sa configuration. Il faut conserver le manuel à portée de main pour retrouver certaines manipulations. Un petit logiciel facultatif aurait constitué un excellent complément, notamment pour visualiser les macros, ajuster les réglages et gérer plusieurs configurations selon les jeux.

Une compatibilité étendue, mais quelques concessions sur PS5

La Starion ne se limite pas à l’univers PlayStation. Elle fonctionne également sur Windows, Mac, Steam Deck et appareils mobiles Android ou iOS. La connexion peut s’effectuer en Bluetooth 5.3 ou avec un câble USB-C.

Sur PS5 et PC, le premier appairage nécessite une connexion filaire. Une fois cette étape réalisée, les connexions suivantes peuvent se faire sans fil. Par contre sur PC, il est possible d’utiliser différents modes de contrôleur, notamment XInput pour les jeux qui attendent une disposition de type Xbox.

La Starion conserve par ailleurs plusieurs fonctionnalités familières aux joueurs PlayStation, dont le pavé tactile, le gyroscope et une prise casque jack 3,5 mm. Cette dernière présente néanmoins une particularité : l’audio et le microphone fonctionnent sans fil uniquement sur PS5. Sur les autres plateformes compatibles, le manuel prévoit une connexion filaire pour profiter de ces fonctions. Il faut également accepter quelques sacrifices face à la DualSense officielle. La Starion ne possède ni haut-parleur intégré, ni microphone embarqué, ni retour haptique avancé comparable à celui de Sony.

Ses vibrations sont plus conventionnelles, même si leur intensité peut être ajustée. Pour quelqu’un qui joue essentiellement à des titres compétitifs ou qui privilégie les commandes supplémentaires, ces concessions peuvent paraître secondaires. En revanche, les amateurs de jeux narratifs exploitant particulièrement les fonctionnalités de la DualSense pourraient ressentir davantage ces absences.

Autonomie : très moyen

La Starion embarque une batterie de 1 500 mAh rechargeable en USB-C. Sur son site officiel, Oniverse annonce jusqu’à 11 heures d’autonomie, mais on a plutôt vu dans nos tests une autonomie de 7 à 9h avec une recharge (longue !) d’environ 3 heures. L’autonomie dépend notamment de l’intensité des vibrations et de l’utilisation de l’éclairage LED. La possibilité de réduire la luminosité, voire de désactiver complètement les éclairages, constitue donc un réglage intéressant pour préserver la batterie.

Verdict : une alternative convaincante qui aurait mérité quelques finitions supplémentaires

Avec la Starion, Oniverse propose une manette particulièrement intéressante pour son prix. À 54,99 euros, elle multiplie les arguments : sticks à effet Hall, boutons mécaniques, gâchettes à double course, six commandes supplémentaires, macros et éclairage personnalisable.

Nous avons surtout apprécié le caractère très « clicky » de ses commandes. Cette sensation mécanique donne une véritable personnalité à la manette et constitue l’un de ses principaux attraits. La possibilité de modifier physiquement la course des gâchettes est également une excellente idée. Sans prétendre reproduire les effets adaptatifs de la DualSense, elle apporte une personnalisation utile selon les jeux.

Tout n’est cependant pas parfait.

Les boutons ABXY au rendu translucide et aux symboles peu lisibles constituent notre principal reproche esthétique et ergonomique. L’absence de rétroéclairage sur ces touches est d’autant plus regrettable que la Starion possède déjà un système RGB. L’absence de logiciel compagnon est également à double tranchant. On apprécie de pouvoir tout configurer directement sur la manette, mais certaines manipulations restent peu intuitives sans consulter le manuel.

Enfin, les concessions sur les fonctionnalités immersives de la PS5 empêchent d’en faire un remplacement universel de la DualSense. La Oniverse Starion s’adresse donc avant tout aux joueurs qui privilégient les sensations mécaniques, la personnalisation des commandes et la polyvalence entre plusieurs plateformes. Pour ce public, elle possède de solides arguments à un tarif particulièrement accessible.

Hadrien Miche

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2009, avec une expertise en cybersécurité et en tests de produits high-tech.

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