Test du The G-Lab KEYZ ELITE 300 : un très bon clavier mécanique freiné par son logiciel

Avec son format compact 75 %, ses switchs mécaniques pré-lubrifiés, sa triple connectivité et son éclairage RGB, le The G-Lab KEYZ ELITE 300 affiche une fiche technique particulièrement séduisante pour moins de 90 euros. Et à l'usage, le clavier réussit l'essentiel : offrir une frappe agréable et une bonne réactivité, aussi bien pour jouer que pour travailler. Dommage que son logiciel de personnalisation, bien moins convaincant, vienne ternir une expérience autrement très satisfaisante.

Clavier KEYZ Elite 300
Clavier KEYZ Elite 300 — ADN

Notre avis

Note finale

7/10

Un bon clavier mécanique qui mérite un meilleur logiciel. Le KEYZ ELITE 300 convainc grâce à sa frappe agréable, sa connectivité complète et ses nombreux arguments techniques pour moins de 90 euros. Le matériel répond présent, mais le logiciel daté, la gestion perfectible de l'éclairage latéral et quelques détails de finition l'empêchent d'obtenir une meilleure note. Un clavier recommandable pour ses qualités essentielles, davantage que pour son écosystème logiciel.

Notes

  • Design8/10
  • Qualité de frappe9/10
  • Autonomie7/10
  • Logiciel5/10

Avantages

  • Frappe mécanique agréable et satisfaisante
  • Format compact 75 % et molette multimédia
  • Rapport équipement/prix intéressant

Inconvénients

  • Logiciel daté et peu ergonomique
  • Dongle USB sans marquage de la marque

Design et conception : un format compact qui ne manque pas d’arguments

The G-Lab cherche à monter en gamme avec sa famille KEYZ ELITE, et ce modèle 300 illustre assez bien cette ambition. On retrouve un clavier au format 75 %, un compromis intéressant entre les modèles classiques et les claviers très compacts.
Le pavé numérique disparaît, mais les touches de fonction, les flèches directionnelles et plusieurs touches de navigation restent présentes. Ce format permet de libérer de l’espace sur le bureau, notamment pour les mouvements de souris en jeu, sans imposer autant de concessions qu’un clavier 60 %.

La conception bénéficie de plusieurs attentions appréciables. Les touches en PBT double injection constituent un argument intéressant pour la durabilité, tandis que les inscriptions placées sur leur tranche apportent une identité visuelle différente des claviers traditionnels. Une molette située dans le coin supérieur droit permet également de gérer rapidement les fonctions multimédias, sans passer par une combinaison de touches.

Avec un poids annoncé autour du kilogramme, le KEYZ ELITE 300 privilégie la stabilité plutôt que la mobilité. Il s’agit avant tout d’un clavier destiné à rester sur un bureau, même si sa connectivité sans fil permet de l’utiliser avec plusieurs appareils.
L’éclairage RGB, présent sous les touches et sur les côtés, contribue à son esthétique gaming. L’ensemble est plutôt réussi visuellement, avec un design qui évite de tomber dans l’excès.

Un petit détail vient néanmoins gâcher légèrement cette impression : le dongle USB fourni ne comporte aucun marquage The G-Lab. Il ressemble à un récepteur générique, sans véritable identité. Ce n’est évidemment pas un problème fonctionnel, mais sur un périphérique qui cherche à valoriser sa montée en gamme, un minimum de soin apporté à cet accessoire aurait été bienvenu.

Fiche technique du The G-Lab KEYZ ELITE 300

  • Caractéristique Détail
  • Format 75 %, AZERTY français, 83 touches
  • Switchs KTT Wine Red, mécaniques linéaires pré-lubrifiés
  • Remplacement des switchs Hot-swappable
  • Structure Gasket à 5 couches
  • Touches PBT double injection
  • Connexion USB-C filaire, Bluetooth, 2,4 GHz
  • Fréquence d’interrogation Jusqu’à 1 000 Hz annoncés
  • Anti-ghosting NKRO
  • Éclairage RGB sous les touches et sur les côtés
  • Commandes Molette multimédia, raccourcis et macros
  • Batterie 4 000 mAh (Autonomie annoncée jusqu’à 20 h avec RGB, 80 h sans RGB)
  • Compatibilité Windows, macOS, PlayStation
  • Dimensions 33,7 × 14,2 × 4,3 cm
  • Prix officiel 89,99 €
Clavier KEYZ Elite 300
Clavier KEYZ Elite 300

Une frappe mécanique particulièrement satisfaisante

C’est probablement sur l’essentiel que le KEYZ ELITE 300 convainc le plus. Malgré son tarif relativement accessible, The G-Lab n’a pas négligé les composants responsables de la sensation de frappe.
Le clavier repose sur des switchs mécaniques linéaires KTT Wine Red pré-lubrifiés. Contrairement aux switchs tactiles ou clicky, ils ne présentent pas de point de résistance marqué au moment de l’activation. Ce fonctionnement favorise une frappe régulière, aussi bien pour enchaîner les commandes en jeu que pour rédiger du texte.

À l’utilisation, la frappe est satisfaisante. Le KEYZ ELITE 300 offre une expérience agréable, sans donner le sentiment d’avoir affaire à un clavier mécanique au rabais. C’est un bon point pour un périphérique destiné à accompagner aussi bien les sessions de jeu que les activités quotidiennes.

The G-Lab utilise également une structure gasket à cinq couches, conçue pour amortir les vibrations et atténuer les résonances produites lors de la frappe. Cette construction, associée aux switchs pré-lubrifiés, constitue une base intéressante pour obtenir un comportement acoustique plus maîtrisé que celui d’un clavier mécanique classique dépourvu d’amortissement.

Autre avantage : les switchs sont hot-swappable, autrement dit remplaçables sans soudure. Il devient donc possible de changer un interrupteur défectueux ou de modifier les sensations de frappe, à condition d’utiliser des modèles compatibles. Une caractéristique intéressante pour prolonger la durée de vie du clavier.

Clavier KEYZ Elite 300
Clavier KEYZ Elite 300
Clavier KEYZ Elite 300
Clavier KEYZ Elite 300

En jeu comme au quotidien, il répond présent

Un bon clavier mécanique ne se résume évidemment pas à ses switchs. La réactivité et la connectivité comptent tout autant, particulièrement sur un modèle sans fil. Le KEYZ ELITE 300 propose trois possibilités de connexion : un câble USB-C, un dongle radio 2,4 GHz et le Bluetooth. Cette polyvalence permet de l’intégrer assez facilement dans différentes configurations.

Le mode 2,4 GHz constitue le choix logique pour jouer sans câble, tandis que le Bluetooth répond davantage aux besoins d’un environnement bureautique ou d’une utilisation avec plusieurs appareils. Le filaire conserve également son intérêt pour ne pas dépendre de la batterie. Au quotidien, le clavier répond bien aux sollicitations. La frappe demeure convaincante et son fonctionnement général n’appelle pas de reproche particulier. C’est précisément ce qu’on attend d’un périphérique de ce type : pouvoir l’utiliser normalement sans avoir à se préoccuper en permanence de son comportement.

The G-Lab annonce également un anti-ghosting NKRO, destiné à assurer la prise en compte de plusieurs touches pressées simultanément. Une caractéristique devenue courante sur les bons claviers gaming, mais toujours appréciable dans les jeux utilisant de nombreuses combinaisons. La molette multimédia vient compléter l’expérience. Elle permet d’accéder rapidement au contrôle sonore, un petit confort auquel on s’habitue facilement sur les claviers équipés de cette fonctionnalité.

Modes de connexion
Modes de connexion
Molette multimédia
Molette multimédia

Un logiciel de personnalisation qui accuse son âge

C’est malheureusement lorsque l’on quitte le clavier pour son logiciel The G-Lab que l’expérience se dégrade.
Sur le principe, le constructeur propose pourtant de nombreuses possibilités. L’application permet de réattribuer les touches, de gérer différents niveaux de fonctions, de configurer des macros ou encore de modifier le rétroéclairage RGB.
Le problème ne vient donc pas réellement du nombre d’options proposées, mais plutôt de leur présentation.
L’interface paraît datée, avec une organisation qui rappelle les anciens logiciels de périphériques gaming. Les différents menus sont répartis entre plusieurs catégories accessibles depuis une barre latérale, tandis qu’une représentation du clavier occupe une grande partie de la fenêtre.
La navigation manque de clarté, certains intitulés sont tronqués et la traduction française laisse franchement à désirer. Des noms d’effets comme « Clignotement_éloigné », « Chute_d’eau_vivid » ou « Moulin_à_vent_tournant » donnent l’impression d’une localisation effectuée sans véritable travail de finition.

Il faut parfois chercher pour comprendre à quoi correspond un réglage, et la présentation des nombreuses options manque de hiérarchie. Rien de dramatique pour quelqu’un qui souhaite simplement régler une fois son clavier, mais le contraste avec la qualité matérielle est assez frappant.
La gestion des touches reste néanmoins relativement complète. On peut notamment accéder aux fonctions classiques du clavier, aux commandes multimédias, aux macros et aux couches de fonctions FN. Les possibilités sont là, mais elles mériteraient d’être présentées dans une interface beaucoup plus moderne et intuitive.

Logiciel du KEYZ Elite 300
Logiciel du KEYZ Elite 300

RGB : beaucoup d’effets, mais une personnalisation perfectible

L’éclairage constitue un autre domaine où The G-Lab alterne entre bonnes idées et frustrations. Le KEYZ ELITE 300 bénéficie de nombreux effets RGB : éclairage fixe, respiration, arc-en-ciel, réaction à la frappe, vagues ou animations plus élaborées. Le logiciel propose également une section dédiée aux effets synchronisés avec le son du système. Cette dernière comprend dix préréglages, avec notamment un contrôle de luminosité, un choix de couleur et un réglage automatique du gain. Sur le papier, de quoi personnaliser assez largement l’ambiance lumineuse de son bureau.

L’application permet aussi de sélectionner une couleur à l’aide d’une roue chromatique et de régler les composantes rouge, verte et bleue. En revanche, la gestion de l’éclairage latéral est beaucoup moins évidente. Lors de notre utilisation, impossible de trouver dans le logiciel une option permettant de personnaliser indépendamment les bandes RGB situées sur les côtés du clavier. La documentation prévoit bien des raccourcis clavier pour changer leurs effets lumineux et leur luminosité. Le contrôle n’est donc pas totalement absent, mais il reste moins accessible que ce que l’on pourrait attendre d’une application dédiée. C’est assez frustrant, car ces bandes lumineuses contribuent à l’identité esthétique du clavier. On aimerait pouvoir définir leur comportement aussi simplement que celui des touches, depuis une interface unique. Le RGB est généreux dans ses possibilités, mais l’expérience de personnalisation demeure perfectible. Le matériel semble avoir bénéficié de davantage d’attention que le logiciel qui l’accompagne.

Logiciel du KEYZ Elite 300
Logiciel du KEYZ Elite 300

Autonomie : une batterie généreuse

Avec sa batterie de 4 000 mAh, le KEYZ ELITE 300 annonce jusqu’à 80 heures d’utilisation sans rétroéclairage et 20 heures avec le RGB activé. Des chiffres intéressants pour un clavier mécanique sans fil, même si l’écart entre les deux valeurs montre à quel point les effets lumineux peuvent peser sur la consommation. Pour profiter de la meilleure endurance possible, désactiver ou réduire l’éclairage reste donc une solution à privilégier. Et lorsque la batterie arrive à son terme, la connexion USB-C permet de continuer à utiliser le clavier pendant la recharge, sans interrompre sa session de jeu ou de travail. Nous n’avons pas eu de problèmes de ce côté-là et on a fait une recharge sur 1 semaine environ.

Verdict : le matériel est réussi, il ne manque qu’un meilleur logiciel

Le The G-Lab KEYZ ELITE 300 est un clavier assez représentatif de la progression des périphériques gaming accessibles. Pour 89,99 euros, il réunit des caractéristiques intéressantes : switchs mécaniques pré-lubrifiés, structure gasket, touches en PBT, triple connectivité, hot-swap et éclairage RGB.,Surtout, il réussit ce qui compte le plus : sa frappe est satisfaisante et son fonctionnement général inspire confiance à l’utilisation. C’est un clavier que l’on peut envisager aussi bien pour jouer que pour travailler, sans avoir besoin d’investir dans un modèle nettement plus coûteux.

En revanche, The G-Lab doit encore progresser sur la partie logicielle. L’interface vieillissante, les traductions approximatives et le manque de clarté dans la personnalisation RGB donnent l’impression d’un produit dont la finition logicielle n’a pas suivi les ambitions matérielles. Le dongle USB dépourvu de marquage vient ajouter un petit regret supplémentaire, certes secondaire, mais révélateur de ces détails qui séparent encore le KEYZ ELITE 300 des produits les plus aboutis.

À ce tarif, le bilan reste néanmoins positif. Ceux qui recherchent avant tout une bonne expérience de frappe et un clavier mécanique polyvalent devraient y trouver leur compte. Pour les amateurs de personnalisation poussée, le logiciel risque en revanche de laisser un goût d’inachevé.

Hadrien Miche

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2009, avec une expertise en cybersécurité et en tests de produits high-tech.

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