En bref
- Les capacités de stockage affichées diffèrent selon les systèmes : Windows utilise le calcul binaire, contrairement aux fabricants qui comptent en décimal.
- Les systèmes d’exploitation, les applications et les jeux occupent une part croissante de l’espace disponible.
- Avec le stockage de plus en plus coûteux, mieux vaut prévoir une capacité supérieure à ses besoins pour éviter les mauvaises surprises.
Vous branchez un disque de 512 Go, Windows vous en montre 477, et oui, la première réaction ressemble à un mini hold-up. Sauf que non, dans la plupart des cas, personne ne vous vole vos gigas. C’est juste une vieille guerre de maths, et elle continue de plomber l’expérience utilisateur.
Le faux trou noir des gigas
Les fabricants de stockage comptent en décimal. Pour eux, 1 kilooctet vaut 1 000 octets, et 1 gigaoctet correspond à 1 milliard d’octets. Dit comme ça, c’est logique, surtout pour le grand public.
Le souci, c’est que des plateformes comme Windows lisent souvent ces capacités en binaire. Là, 1 kilooctet passe à 1 024 octets, et 1 gigaoctet à 1 073 741 824 octets. Plus le volume monte, plus l’écart grossit. Résultat, un disque de 1 To peut apparaître à seulement 931 Go dans Windows, alors que rien n’a réellement disparu. Sur un Mac, vous verrez bien 1 To, parce que chez Apple, le décimal reste la règle. Même disque, affichage différent. C’est bête, mais c’est comme ça.
Pourquoi le bazar ne va pas disparaître ?
Le plus agaçant, c’est que personne ne semble prêt à harmoniser tout ça. Microsoft ne prévoit pas de faire passer Windows au décimal. Et Apple n’a pas l’intention de refaire machine arrière sur le Mac, l’iPhone ou l’iPad.
Il existe bien des termes plus précis, comme KiB ou GiB, pensés justement pour distinguer le binaire du décimal. Bon, dans la vraie vie, ça n’a pas pris. Même dans Windows 11, quand vous regardez la taille d’un fichier, vous tombez encore sur KB ou GB. Pas très propre, quand même.
Le vrai voleur d’espace, c’est souvent l’OS
Sur un téléphone, une console ou un laptop, le plus gros écart perçu ne vient pas toujours de cette histoire de calcul. Il vient souvent du système d’exploitation préinstallé, celui sans lequel l’appareil ne sert à rien.
Exemple concret, iOS 27 occupe plus de 22 Go en décimal sur un iPhone 16 Pro de 128 Go. Sur un laptop gaming, Windows 11 peut prendre plus de 81 Go en binaire. Là, vous sentez tout de suite la différence. Et ce n’est pas fini, parce que les OS grossissent avec les nouvelles fonctions, pendant que le cache et l’espace de swap prennent aussi leur part. Si cet espace temporaire manque, les performances chutent, les applis peuvent freezer, voire planter. Pas de miracle.
Ce que ça change quand vous achetez
Le contexte n’aide pas. Le stockage vaut de plus en plus cher, poussé notamment par l’appétit des datacenters IA, au point que des groupes comme Apple ou Valve ont relevé certains tarifs de plusieurs centaines d’euros. En parallèle, les applis, les médias et les OS gonflent sans arrêt. Et côté jeu, certains titres PC ou console dépassent les 100 Go, surtout avec du contenu téléchargeable et une logique live service.
Du coup, si vous achetez large, vous évitez une mauvaise surprise. Et si votre disque affiche moins que promis, pas de panique. Le plus souvent, c’est juste l’arithmétique qui vous trolle.