Stephen King critique les films de super-héros : « Ce n’est pas la bonne voie »

Image d'illustration. The Long WalkVertigo Entertainmnent / PR-ADN
Stephen King exprime son désaccord avec la popularité des films de super-héros, qu’il critique ouvertement. L’auteur à succès partage ainsi son point de vue sur ce phénomène cinématographique qui domine actuellement l’industrie du divertissement mondial.
Tl;dr
- Stephen King critique la violence édulcorée des super-héros.
- The Long Walk promet une adaptation cinématographique brutale.
- Sortie en salles prévue le 12 septembre.
L’intransigeance de Stephen King face à Hollywood
Il arrive que certains auteurs imposent leur vision avec une telle force que Hollywood plie, non sans résistance. C’est le cas de Stephen King. Au fil des décennies, son univers a nourri le cinéma d’innombrables monstres et hantises, du clown terrifiant Pennywise de It aux couloirs spectrales de l’Overlook Hotel dans The Shining. Mais aujourd’hui, c’est sur un autre terrain que l’écrivain fait entendre sa voix : celui de la représentation de la violence à l’écran.
Un regard acerbe sur les super-héros
Invité à s’exprimer par The Times of London, l’auteur ne mâche pas ses mots concernant les blockbusters contemporains. Selon lui, « si vous regardez ces films de super-héros, il y a… un super-vilain qui détruit des quartiers entiers, mais on ne voit jamais de sang. Et franchement, c’est malsain. C’est presque pornographique ». Pour le romancier, cette absence d’images marquantes trahit une forme d’hypocrisie que refuse sa nouvelle adaptation cinématographique : The Long Walk.
L’adaptation d’un roman coup de poing
Fruit des réflexions adolescentes de King et publié en 1979 sous le pseudonyme Richard Bachman, ce récit dystopique imagine cent garçons embarqués dans une compétition où chaque ralentissement se paie par la mort. Le principe est implacable : maintenir trois miles à l’heure sous peine d’être abattu après trois avertissements. La promesse du survivant ? Obtenir tout ce qu’il désire pour le reste de sa vie. Ce scénario d’une noirceur rare avait longtemps rebuté Hollywood ; plusieurs réalisateurs, dont George A. Romero ou Frank Darabont, ont renoncé avant que n’arrive finalement Francis Lawrence, déjà familier des compétitions adolescents grâce à la saga The Hunger Games.
Avis critiques et promesses d’émotion brute
Les premiers retours saluent particulièrement les prestations de Cooper Hoffman et David Jonsson, évoquant même leur potentiel lors des prochaines récompenses majeures. Les spectateurs soulignent l’engagement total vers une classification « hard-R rating » et l’exploration émotionnelle intense vécue par les personnages. Voici ce que beaucoup relèvent comme forces du film :
- Mise en scène viscérale et respect du roman original.
- Tension dramatique continue jusqu’à la dernière minute.
- Cohérence entre la vision de King et celle du réalisateur.
Au final, il semble que cette adaptation ait osé embrasser pleinement la brutalité voulue par l’auteur – à mille lieues des compromis habituels du genre.
The Long Walk, attendu en salles le 12 septembre, pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans le dialogue entre littérature et cinéma autour de la représentation du réel… quitte à déranger les habitudes hollywoodiennes.