Peacemaker et Superman démontrent comment l’univers DC échappe à la principale erreur de Marvel

Image d'illustration. PeacemakerHBO Max / PR-ADN
Le parcours de Peacemaker et Superman au sein de l’univers DC met en lumière une approche narrative distincte, offrant un contre-exemple aux choix critiqués de Marvel. Leur évolution suggère que DC pourrait échapper aux écueils rencontrés par son principal rival.
Tl;dr
- Les scènes post-générique DC privilégient l’humour sur les enjeux.
- James Gunn impose un ton léger, loin des cliffhangers Marvel.
- « Peacemaker » saison 2 illustre ce nouvel état d’esprit.
Un vent de fraîcheur souffle sur les scènes post-générique
Tandis que le phénomène des scènes post-générique a longtemps rythmé l’univers des super-héros, la seconde saison de Peacemaker, lancée avec l’épisode « The Ties That Grind », choisit résolument un autre chemin. Oublié le suspense haletant propre au modèle Marvel : ici, les échanges absurdes et les blagues entre Peacemaker (John Cena) et Harcourt (Jennifer Holland) prennent le dessus. Les spectateurs assistent ainsi à une discussion improbable sur le groupe de Jared Leto, 30 Seconds to Mars — une légèreté devenue la marque de fabrique de la série.
L’influence indéniable de James Gunn
Derrière ce changement d’ambiance, l’empreinte de James Gunn s’impose comme une évidence. Fort de son passage remarqué chez Marvel avec la trilogie Guardians of the Galaxy, où il privilégiait déjà des bonus humoristiques impliquant par exemple Howard the Duck, le réalisateur a importé sa philosophie dans le nouveau DC Universe. Lui-même confiait récemment à ScreenRant : « les scènes post-crédit que mes fans préféraient chez Marvel étaient justement les plus idiotes ». De fait, dans « Peacemaker », on se souvient d’une tirade improvisée et délirante de John Cena en pleine scène bonus : l’esprit est à la détente plus qu’à l’annonce fracassante.
La stratégie DC face à la saturation Marvel
Difficile de ne pas comparer cette approche avec celle du Marvel Cinematic Universe. Là où Marvel multiplie les révélations grandiloquentes (souvent incarnées par des stars comme Charlize Theron ou Brett Goldstein), les productions supervisées par Gunn — qu’il s’agisse de « Superman » ou « Peacemaker » — misent sur la connivence et le rire. Ce choix s’avère presque rafraîchissant pour un public parfois lassé par la surenchère des cliffhangers.
Voici comment se matérialise ce changement :
- L’accent est mis sur l’humanisation des personnages plutôt que sur le teasing effréné.
- Les scènes bonus deviennent avant tout un moment complice avec le spectateur.
Un nouvel état d’esprit pour l’univers DC ?
Ce virage créatif pourrait bien représenter un véritable tournant pour le DC Universe. À rebours d’une formule usée jusqu’à la corde chez Marvel, Gunn et Safran semblent privilégier un ton plus libre, presque espiègle. Reste à voir si cette tendance légère perdurera au fil des épisodes, mais pour l’instant, chaque jeudi sur HBO Max, « Peacemaker » démontre qu’un peu d’humour inattendu vaut parfois mieux qu’une énigme sans lendemain.