OpenAI pourrait se lancer dans la musique générée par IA

Après les chatbots et la génération d’images, l’IA musicale pourrait devenir le prochain domaine d’innovation chez OpenAI.

OpenAI
Image d'illustration. OpenAI — ADN

Tl;dr

  • OpenAI explore la création d’une IA capable de générer de la musique, en collaboration avec des étudiants de la Juilliard School.
  • Le marché musical par IA est lucratif mais semé d’embûches juridiques liées aux droits d’auteur.
  • OpenAI privilégie une approche flexible pour les utilisateurs, ce qui pourrait compliquer la gestion légale et la conformité.

Une ambition nouvelle pour OpenAI : l’IA génératrice de musique

Au fil des années, OpenAI s’est imposée comme une figure centrale dans le domaine de l’intelligence artificielle, notamment grâce à ses chatbots, ses outils de génération d’images et de vidéos, sans oublier son propre navigateur web. Désormais, selon des informations révélées par le média américain The Information, l’entreprise se pencherait sur un nouveau terrain : la création d’un générateur de musique IA. Il semblerait que des collaborations avec des étudiants de la prestigieuse Juilliard School soient déjà en cours afin d’annoter des partitions, une étape clé pour entraîner un modèle capable de produire de la musique originale.

Entre potentiel inédit et terrain juridique miné

L’intérêt n’est pas anodin. Le secteur de la génération musicale par IA reste bien moins saturé que celui du texte ou de l’image. Pourtant, la concurrence s’organise : récemment, le spécialiste Suno a vu ses revenus annuels quadrupler pour atteindre les 150 millions de dollars. Cette croissance atteste du potentiel financier du secteur… mais également des écueils juridiques qui guettent. Les précédentes initiatives d’OpenAI, notamment dans la vidéo avec Sora 2, ont suscité polémiques et menaces judiciaires après des utilisations litigieuses d’œuvres existantes. L’histoire récente montre que les projets similaires – Suno ou Udio – ont fait face à des accusations massives de violation du droit d’auteur.

L’approche risquée d’OpenAI en matière d’encadrement

Contrairement à certains concurrents tels que Google Gemini ou Anthropic, qui privilégient les garde-fous stricts, OpenAI a souvent opté pour une plus grande liberté laissée à ses utilisateurs. Le PDG, Sam Altman, a même annoncé la mise en place prochaine d’un système permettant du contenu réservé aux majeurs et une personnalisation accrue dans ChatGPT. Une telle philosophie appliquée à la musique pourrait complexifier davantage la gestion des droits et exposer l’entreprise à un contentieux renforcé.

Pour offrir un outil musical conforme et viable, voici quelques impératifs évoqués dans le secteur :

  • S’associer avec les grands labels et artistes pour légitimer les usages.
  • S’appuyer sur des accords clairs avec les ayants droit.
  • Miser sur la transparence dans le processus de création musicale.

L’incertitude demeure sur l’avenir du projet musical d’OpenAI

Si la capacité d’OpenAI à attirer partenaires technologiques ou médias majeurs (on pense à ses alliances passées avec Spotify, Zillow, ou encore Booking.com) n’est plus à démontrer, rien ne garantit qu’elle saura naviguer sans heurts dans le labyrinthe du droit musical. À ce stade, difficile donc de prédire si elle deviendra pionnière dans un domaine aussi sensible — où chaque innovation rime encore trop souvent avec controverse.

Jordan Servan

Spécialiste Tech

Rédacteur sur Begeek.fr depuis 2014, passionné par les jeux vidéo, les séries TV et le cinéma.

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