Marvel : quand Galactus défie les règles du cosmos

Image d'illustration. Galactus MarvelMarvel / PR-ADN
Figure emblématique de l’univers Marvel, Galactus intrigue par sa puissance et son origine mystérieuse. Souvent associé aux Célestes, ce personnage cosmique se distingue cependant par une histoire et des caractéristiques uniques que cet article propose d’éclairer.
Tl;dr
- Galactus est un prédateur cosmique unique, apparaissant pour la première fois dans Fantastic Four #48 et dévorant des planètes pour apaiser sa faim éternelle.
- Contrairement aux Celestials, qui créent la vie et manipulent les mondes, Galactus provient d’un univers antérieur et renaît après le Big Crunch en tant que dévoreur.
- Il fait partie des Cosmic Beings de Marvel, mais son rôle solitaire et destructeur le distingue des autres entités cosmiques comme les Celestials, Eternity ou le Living Tribunal.
Galactus : l’entité dévoreuse, mais pas un Celestial
Dans l’univers foisonnant de Marvel Comics, rares sont les figures aussi imposantes que Galactus. Son apparition dans le mythique « Fantastic Four » #48, en mars 1966, a marqué toute une génération de lecteurs. Immense silhouette coiffée d’un casque cylindrique, il traverse la galaxie poursuivi par une faim inextinguible, dévorant des planètes entières avec la même indifférence qu’un dieu ancien. Pourtant, sous ses airs de divinité destructrice, une question persiste : appartient-il réellement à la famille des Celestials ? La réponse semble bien plus nuancée qu’il n’y paraît.
Celestials : créateurs de mondes et maîtres du destin cosmique
Pour saisir ce qui distingue Galactus des Celestials, il faut remonter aux origines de ces derniers. Les Celestials font leur entrée en scène dans « Eternals » #2 en 1976, grâce à l’imagination sans limites de Jack Kirby. Selon la mythologie développée au fil des décennies, ces géants quasi-immortels tirent leur existence d’un être primordial nommé le First Firmament, qui a engendré les Aspirants — puis les Celestials — pour peupler un univers encore vierge. Leur modus operandi ? Manipuler l’ADN sur des planètes entières afin d’assurer l’émergence d’une vie intelligente et nombreuse ; une fois ce but atteint, un œuf céleste éclot au sein du monde hôte… détruisant tout sur son passage. Une vision du cosmos à la fois créatrice et impitoyable.
Aux origines de Galactus : entre destruction et renaissance
Contrairement à cette lignée, le passé de Galactus prend racine dans un univers antérieur au nôtre. Comme révélé dans « Super Villain Classics » #1 (1983), ce dernier était autrefois connu sous le nom de Galan, membre de la race des Taa-an. Témoin d’une apocalypse universelle — le Big Crunch — il survit dans une coquille cosmique durant des milliards d’années avant de renaître lors du Big Bang sous la forme que l’on connaît aujourd’hui : celle d’un dévoreur éternel condamné à errer pour apaiser sa souffrance. Ainsi, s’il partage avec les Celestials une dimension quasi divine et des ambitions cosmiques, leur essence et leur mission divergent profondément.
L’infini panthéon cosmique chez Marvel
Loin d’être seul dans cette catégorie à part que sont les Cosmic Beings, Galactus côtoie toute une galerie de figures énigmatiques. Citons par exemple :
- Ego the Living Planet ;
- Eternity ;
- The Living Tribunal ;
- Kronos, ou encore Zeus et Hercule…
À chacune de leurs apparitions — parfois sur le grand écran comme dans Guardians of the Galaxy Vol. 2 ou Thor: Love and Thunder — ils redéfinissent les frontières du pouvoir et du mystère dans l’univers Marvel.
En définitive, si Galactus fréquente volontiers les hautes sphères cosmiques, il demeure unique par ses origines et son rôle : éternel prédateur solitaire là où les Celestials incarnent la prolifération sans fin. Une nuance qui fait toute la richesse du mythe.