Rainbow Six au cinéma, Chad Stahelski assume ce long retard

Le film Rainbow Six avec Michael B. Jordan avance lentement. Chad Stahelski explique pourquoi ce délai n’a rien d’un accident.

Rainbow Six Siege X
Image d'illustration. Rainbow Six Siege X — Ubisoft / PR-ADN

En bref

  • Rainbow Six avance, mais lentement
  • Les grèves ont ralenti le développement
  • Chad Stahelski veut bien faire

L’attente est là, Michael B. Jordan aussi, mais le film Rainbow Six ne va pas accélérer pour faire plaisir à tout le monde. Chad Stahelski assume ce rythme, et son idée est simple, une adaptation de cette taille ne se bâcle pas.

Un retard assumé, pas un projet abandonné

Chez Stahelski, le mot important, c’est développement. Le réalisateur de John Wick travaille bien sur Rainbow Six avec Jordan, mais il avance de manière délibérée. En gros, le retard ne traduit pas un projet en perdition, plutôt une volonté de poser les choses correctement sur un matériau qui traîne déjà une grosse attente.

L’enjeu n’est pas mince. Adapter une licence aussi connue, entre roman, jeu vidéo et univers Tom Clancy, demande un équilibre assez fin. Et les passerelles entre jeux vidéo et Hollywood, on le sait, ne donnent pas toujours des films très inspirés.

Stahelski mise gros sur Michael B. Jordan

Le cinéaste a été très clair sur Michael B. Jordan, qu’il décrit comme l’un de ses acteurs préférés avec lesquels il a développé ou travaillé. Il l’a aussi présenté comme un type formidable, plein d’énergie, avec un potentiel énorme qui dépasse largement le simple registre de l’action.

Ce n’est pas un détail. Jordan doit reprendre le rôle de John Kelly, le Navy SEAL au centre du projet, et ce niveau de confiance dit beaucoup de l’ambition du film.

Hollywood a freiné la machine

Il y a aussi une raison très concrète à ce calendrier qui s’étire, les grèves créatives à Hollywood. Elles ont ralenti la progression du film et allongé sa phase de préparation.

Mais pour Stahelski, ce contretemps sert quand même l’objectif final. Le temps perdu, si on peut l’appeler comme ça, doit permettre de livrer une adaptation digne du nom Rainbow Six.

Un univers Tom Clancy de plus en plus présent

Le projet ne sort pas de nulle part. Il prolonge Without Remorse, sorti en 2021, tout en participant à une présence plus large de Tom Clancy à l’écran.

Résultat, il faut respecter plusieurs héritages à la fois et fabriquer quelque chose de neuf. C’est probablement la partie la plus délicate du dossier, plus encore que le simple casting ou la mise en scène.

Des agendas pleins, mais un réalisateur taillé pour ça

Le retard s’explique aussi par des emplois du temps chargés. Stahelski s’occupe de Ballerina avec Ana de Armas, du reboot de Highlander avec Henry Cavill, de l’adaptation de Ghost of Tsushima et de plusieurs projets télé, dont Rain, Vice City et Gangsters of Shanghai. De son côté, Jordan sort aussi de la réalisation de Creed III.

Et malgré ce planning chargé, le choix de Stahelski reste cohérent. Son expérience de la chorégraphie d’action et de la construction d’univers sur John Wick en fait, franchement, un candidat crédible pour un monde aussi dense que celui de Rainbow Six.

Vos questions, nos réponses

Pourquoi le film Rainbow Six prend-il autant de temps ?

Le retard tient à deux choses qui se cumulent. D’abord, Chad Stahelski veut avancer prudemment sur une adaptation jugée complexe. Ensuite, les grèves créatives à Hollywood ont ralenti le développement, donc l’écriture, l’organisation et tout ce qui prépare un tournage.

Quel lien existe avec Without Remorse ?

Le film Rainbow Six s’inscrit dans la continuité de Without Remorse, sorti en 2021. Autrement dit, il ne repart pas de zéro et doit tenir compte de ce qui a déjà été posé autour de John Kelly.

Pourquoi Michael B. Jordan est-il si central dans ce projet ?

Parce qu’il porte le rôle principal, celui de John Kelly, et parce que Stahelski semble compter sur lui bien au-delà de sa seule présence physique. Les compliments du réalisateur montrent qu’il voit en lui un acteur capable d’apporter de l’énergie, mais aussi de tenir un film plus large qu’un simple véhicule d’action.

Est-ce que l’expérience de Stahelski sur John Wick peut vraiment aider ?

Oui, surtout sur deux terrains. La mise en scène de l’action, bien sûr, mais aussi la construction d’un univers lisible et cohérent. Pour une licence comme Rainbow Six, qui demande à la fois du spectacle et une vraie colonne vertébrale, ce n’est pas un détail.

Benjamin Romei

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2007, j'écris sur Begeek.fr, principalement sur la tech, l'IA et la fintech.

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