L’ADN des astronautes se modifie après un séjour dans l’espace
Voilà une étude qui risque de préoccuper tous les adeptes des voyages dans l'Espace. L'un des frères Kelly envoyé dans l'espace durant 340 jours est revenu génétiquement modifié par rapport à son jumeau !
Une étude comparative entre les jumeaux Mark et Scott KELLY montre que celui envoyé dans l’espace par la NASA est revenu génétiquement modifié.
Les jumeaux de la NASA
Alors que l’on se demande depuis des années si les voyages durables dans l’espace ont une incidence sur l’état physique d’un individu, voici qu’une étude réalisée par la NASA vient répondre à cette question. Les sujets de cette étude : deux frères jumeaux dont l’un a effectué un séjour de 340 jours dans l’espace, tandis que le l’autre est sagement resté sur Terre.
Cette analyse a dans ce cas précis été possible tout à fait par hasard, la NASA ayant par chance eu parmi ses astronautes deux frères jumeaux, Scott et Mark KELLY. Jusqu’à présent, on ne disposait d’aucun élément solide pour certifier que les modifications pouvaient être causées par autre chose que le vieillissement naturel du corps humain.
Pilote d’une navette spatiale jusqu’en 2011, Mark Kelly est par la suite resté durablement sur le plancher des vaches, à une période où son frère Scott effectuait une mission de 340 jours consécutifs entre 2015 et 2016 au bénéfice de l’ISS (Station Spatiale Internationale).
Atrophié par l’apesanteur
Depuis le retour de Scott Kelly, une étude comparative menée par 84 chercheurs a donc été déclenchée, visant à analyser les différences physiologiques et biologiques apparues entre les deux jumeaux qui disposaient pourtant d’un code génétique commun. Précisons que cette étude de 27 mois avait débuté avant le départ de Scott en 2015.
Les deux frères ont donc été examinés sous toutes leurs coutures durant cette période, ce qui implique d’avoir régulièrement fait parvenir sur Terre des échantillons de sang, d’urine, de selles, ou de plasma du jumeau en mission à bord de la SSI.
Le jumeau placé 340 jours en apesanteur a indéniablement subit des modifications, avec des muscles atrophiés et des os affinés par manque d’effort, compensé par l’apesanteur, mais surtout un bon millier de gènes réellement modifiés, un système immunitaire défaillant car non sollicité. Si aujourd’hui 90% de ces gènes sont à nouveau normaux, ces perturbations imputées à l’apesanteur sont bien réelles.