La FTC persiste dans sa lutte antitrust face à Meta

Image d'illustration. MetaADN
L’autorité américaine de la concurrence poursuit ses efforts face à Meta, cherchant toujours à prouver que le géant des réseaux sociaux abuse de sa position dominante. Malgré les obstacles judiciaires, la FTC maintient son offensive dans ce dossier sensible.
Tl;dr
- La FTC relance son appel contre Meta.
- L’enjeu : acquisitions d’Instagram et WhatsApp.
- Le débat sur la position dominante reste vif.
La FTC relance la bataille contre Meta
Difficile pour Meta, autrefois connu sous le nom de Facebook, d’échapper au regard vigilant des autorités américaines. Alors que l’entreprise pensait avoir remporté une victoire décisive face à la Federal Trade Commission (FTC), l’organisme régulateur n’a visiblement pas dit son dernier mot. Après avoir perdu en justice l’an dernier, la FTC revient à la charge et fait appel, mettant une nouvelle fois en lumière les questionnements autour de la concurrence dans le secteur des réseaux sociaux.
Les acquisitions au cœur du débat
Ce bras de fer judiciaire remonte à 2020, lorsque la FTC, sous l’administration de Donald Trump, lançait des poursuites antitrust contre le géant californien. L’accusation est claire : en rachetant deux concurrents majeurs — Instagram et WhatsApp —, Meta aurait freiné l’innovation et réduit le choix pour les consommateurs américains. Le procès qui s’est tenu l’an passé avait réuni plusieurs témoins clés, dont le PDG Mark Zuckerberg lui-même ainsi que son ancienne directrice des opérations, Sheryl Sandberg. Les débats avaient notamment porté sur la pression exercée par de nouveaux acteurs comme TikTok.
Une position dominante remise en cause ?
Toutefois, lors du verdict, c’est l’argumentation de la défense qui a convaincu le juge fédéral, James Boasberg. Selon lui, la montée en puissance de plateformes telles que YouTube ou encore TikTok empêche aujourd’hui réellement toute situation de monopole pour Meta, même si certaines pratiques passées pouvaient prêter à discussion. Pour rappel, une victoire initiale de la FTC aurait pu conduire à une décision radicale : imposer à l’entreprise de se séparer d’Instagram et de WhatsApp. Avec cet appel désormais engagé, cette option redevient possible.
L’avenir incertain pour Meta et ses ambitions américaines
Ce nouveau rebondissement intervient alors que Zuckerberg, soucieux de préserver sa stature auprès des sphères politiques — en particulier auprès de l’ancien président Trump — affiche ses ambitions autour de l’intelligence artificielle (IA). La volonté affichée d’investir massivement aux États-Unis n’a cependant pas suffi à convaincre tous les décideurs. Côté entreprise, on demeure ferme : selon le porte-parole Andy Stone, « L’arrêt initial était correct et Meta continuera d’innover au service des Américains. »
Difficile pourtant d’ignorer que ce feuilleton juridique pourrait encore réserver bien des surprises : la question du contrôle des plateformes sociales reste un enjeu brûlant outre-Atlantique.