La Corée prolonge l’expérimentation de l’enregistrement des cartes SIM par reconnaissance faciale

Image d'illustration. Carte SIMM2M France / PR-ADN
L’expérimentation vise à assurer l’inclusion des publics vulnérables, notamment les personnes âgées ou peu familiarisées au numérique.
Tl;dr
- Le programme pilote de reconnaissance faciale en Corée du Sud est prolongé jusqu’à fin juin pour tester la vérification d’identité dans les services mobiles.
- Les acteurs du secteur et associations demandent plus de temps et des guides clairs, notamment pour accompagner les publics vulnérables comme les personnes âgées ou peu familiarisées au numérique.
- Le MSIT explore des méthodes alternatives à la reconnaissance faciale, comme le PIN, l’identification vidéo, les empreintes digitales ou les scans d’iris, pour garantir une identité numérique inclusive et sécurisée.
L’identité faciale en Corée du Sud : une phase pilote prolongée
En Corée du Sud, le Ministère des Sciences et des TIC (MSIT) a décidé de prolonger jusqu’à fin juin un programme expérimental visant à tester la vérification d’identité basée sur la reconnaissance faciale dans les services mobiles. Cette décision fait suite à des retours nourris, tant de la part des grands opérateurs télécoms comme SK Telecom, KT, et LG Uplus, que des associations sectorielles telles que la Budget Mobile Phone Association et la Mobile Telecommunications Distribution Association.
Retour terrain et inquiétudes pratiques
Les parties prenantes ont manifesté le besoin pressant d’un délai supplémentaire, au moins trois mois, afin d’«éviter toute confusion sur le terrain » lors de l’application de cette nouvelle technologie. Elles insistent également sur la nécessité de rédiger des guides clairs, adaptés aux multiples situations pouvant survenir lors du déploiement réel.
Mais ce n’est pas tout : une demande forte s’est exprimée pour garantir l’accompagnement des publics dits « fragiles », notamment les personnes âgées, en situation de handicap ou peu familiarisées avec les outils numériques. L’objectif affiché est d’assurer une transition numérique qui n’exclut personne.
Diversifier les méthodes de vérification
Face à ces défis, le MSIT explore actuellement plusieurs alternatives. Les solutions à l’étude incluent :
- L’authentification par code PIN via l’application mobile ID fournie par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
- L’identification humaine lors d’appels vidéo.
- L’utilisation d’empreintes digitales ou de scans d’iris.
- L’apport d’un justificatif bancaire.
L’idée est claire : ne pas limiter la vérification à la seule reconnaissance faciale, mais diversifier les options pour répondre aux différents besoins.
Bilan intermédiaire et perspectives
Initiée fin décembre 2025, cette phase pilote a vu les principaux acteurs mobiles adopter la reconnaissance faciale en point de vente physique, tandis que les opérateurs alternatifs privilégiaient cette méthode pour leurs canaux non-visuels. Aujourd’hui, l’enjeu dépasse largement le seul aspect technologique : il s’agit aussi bien d’éviter toute rupture d’usage que de construire un cadre inclusif et solide pour une identité numérique sûre.
La question reste ouverte : cette extension suffira-t-elle à lever toutes les incertitudes ? Affaire à suivre dans un contexte où chaque avancée technique suscite attentes… mais aussi prudence.