En bref
- His et Hers cache sa vraie meurtrière jusqu’au bout
- Les soupçons visent Anna, Jack, puis Catherine
- Alice tue pour venger sa fille
Le dernier épisode de His et Hers ne se contente pas de révéler une coupable. Il retourne toute la série. Celle qu’on pensait fragile, Alice, la mère d’Anna, pilotait en réalité les meurtres depuis l’ombre en simulant depuis des années une démence sénile.
Un final qui déplace tout
Ce twist change la lecture de chaque scène précédente. Alice a découvert une vidéo montrant l’agression sexuelle subie autrefois par sa fille et par Catherine. À partir de là, sa logique est simple, et glaçante, supprimer une à une les responsables indirectes. Le plan tient parce que personne ne regarde vraiment dans sa direction. C’est d’ailleurs l’idée la plus solide du final, cette façon d’utiliser l’image rassurante d’une vieille femme comme meilleur des alibis.
Dans le même mouvement, la série rappelle que son vrai moteur n’est pas seulement le polar. C’est la vengeance, nourrie par un traumatisme enfoui et par des années de silence.
Des suspects qui changent sans arrêt
Avant ça, tout est fait pour vous emmener ailleurs. Anna, reporter revenue après une longue absence, découvre qu’une amie d’enfance, Rachel, a été assassinée avec une violence extrême, une quarantaine de coups de couteau. Son mari Jack, chef de l’enquête locale, devient vite un suspect évident. Il couchait avec la victime, et Anna surveillait cette relation à distance.
Puis les corps s’accumulent. Helen meurt à son tour. Ensuite Zoe, qui est aussi la sœur de Jack. À chaque étape, la série fait bouger le centre de gravité. On croit tenir le bon nom, puis non.
Le passé qui empoisonne l’enquête
À un moment, la piste la plus crédible mène vers Lexi Jones, en réalité Catherine Alexis Kelly. Ancienne souffre-douleur du groupe à l’adolescence, moquée pour son apparence, elle a toutes les raisons de vouloir rendre les coups. Et près d’un lac, une découverte remet les faits en ordre.
On comprend alors qu’au cours d’un anniversaire qui a mal tourné, Anna et Catherine ont subi un grave abus sexuel. Le thriller prend une autre densité. Les crimes ne sortent plus de nulle part, ils prolongent un passé que tout le monde a préféré enfouir.
Pourquoi la fin laisse un vrai malaise
Le plus dur n’est même pas l’identité de la tueuse. C’est ce qui suit. Priya intervient à temps et abat Lexi, ce qui empêche le plan d’Alice de se refermer parfaitement.
Mais Anna, elle, choisit quand même de protéger sa mère. Le sourire complice des dernières images ferme l’histoire sur un secret partagé, pas sur une vraie réparation. Bon, c’est précisément ce qui rend cette fin efficace. Netflix signe là un thriller qui brouille bien ses pistes, mais surtout un final où la vérité n’allège rien.
Vos questions, nos réponses
Qui est la vraie coupable dans His et Hers ?
La série révèle qu’il s’agit d’Alice, la mère d’Anna. Elle feignait la démence sénile depuis longtemps, ce qui lui permettait de rester hors du radar pendant que l’enquête se concentrait sur d’autres personnages.
Pourquoi Catherine paraît-elle si suspecte ?
Parce que son passé fournit un mobile très clair. Sous l’identité de Lexi Jones, elle porte les traces d’années d’humiliation et du traumatisme lié à l’agression. La série s’appuie sur cette cohérence pour en faire une fausse piste très crédible.
Quel rôle joue le passé d’Anna dans la résolution ?
Il est central. L’affaire présente n’est pas séparée de l’adolescence des personnages. La découverte autour du lac relie les meurtres à un événement ancien, ce qui transforme l’enquête en histoire de mémoire, de honte et de secrets gardés trop longtemps.
Pourquoi la fin reste-t-elle ambiguë ?
Parce que la vérité éclate sans produire de vraie justice. Anna sait ce qu’a fait sa mère et choisit malgré tout de la couvrir. La série se termine donc moins sur la résolution d’un crime que sur l’acceptation d’un secret familial terrible.