Explications sur la fin de « His & Hers » après un retournement meurtrier inattendu

Image d'illustration. His and HersNetflix / PR-ADN
Le final de His & Hers a bouleversé les spectateurs avec un retournement meurtrier inattendu. Décryptage de cette conclusion choc qui rebat toutes les cartes et soulève de nombreuses questions sur le destin des personnages principaux.
Tl;dr
- Mini-série adaptée d’Alice Feeney, ambiance meurtre et secrets.
- Les soupçons évoluent entre Anna, Jack, Catherine, puis Alice.
- Dévoilement final : Alice orchestre les meurtres pour venger sa fille.
Un thriller aux multiples masques
Dans la galaxie des intrigues criminelles proposées par Netflix, rares sont celles qui parviennent à aussi bien brouiller les pistes que His & Hers. Adaptée du roman d’Alice Feeney, cette mini-série en six épisodes s’impose déjà comme un modèle du genre. Les spectateurs y sont plongés dans l’atmosphère trouble de Dahlonega, petite ville où le moindre secret prend des allures de bombe à retardement. Portée par un duo d’acteurs remarquables – la subtile Tessa Thompson, également productrice exécutive, et l’intense Jon Bernthal –, l’histoire distille doute et tension jusqu’à la dernière minute.
La mécanique du soupçon
Tout commence lorsque le personnage d’Anna, reporter récemment réapparue après une longue absence inexpliquée, découvre qu’une amie d’enfance vient d’être sauvagement assassinée. Son mari Jack, chef enquêteur local, se révèle vite impliqué dans l’affaire : non seulement il entretenait une liaison avec la victime – relation surveillée à distance par Anna elle-même – mais il devient aussi suspect idéal. Très vite, d’autres morts s’accumulent. Helen puis Zoe, toutes deux anciennes amies d’Anna et sœur de Jack pour la dernière, tombent à leur tour. La violence des crimes (une quarantaine de coups de couteau infligés à Rachel) ne laisse aucun doute sur le caractère obsessionnel du tueur ou de la tueuse.
Révélations empoisonnées et souvenirs enfouis
Cependant, la suspicion change de camp au fil des révélations : Lexi Jones – alias Catherine Alexis Kelly –, ancienne souffre-douleur du groupe à cause de son apparence physique adolescente, semble avoir toutes les raisons du monde de vouloir se venger. Une découverte clé au bord d’un lac éclaire enfin le passé : lors d’un anniversaire funeste orchestré par le groupe d’amies, Anna et Catherine ont été victimes d’un grave abus sexuel. L’émotion émerge alors au cœur même de l’enquête.
Pour mieux cerner les enjeux moraux soulevés par la série, rappelons que :
- L’agression sexuelle subie durant l’adolescence motive partiellement la spirale vengeresse.
- L’impunité et le tabou autour des seniors criminels forment un ressort inattendu dans la résolution finale.
L’épilogue glaçant : sous le masque maternel
Mais alors qu’on croit avoir identifié la coupable idéale en Catherine, une ultime pirouette narrative s’invite : c’est Alice – mère d’Anna –, feignant depuis des années la démence sénile, qui orchestre tout depuis l’ombre. Après avoir découvert une vidéo accablante de l’agression subie par sa fille et Catherine, elle décide de supprimer méthodiquement les responsables indirectes en maquillant ses actes derrière un alibi presque parfait. Le plan aurait pu fonctionner sans accroc si Priya n’était pas intervenue à temps pour abattre Lexi.
La série de Netflix s’achève sur une note ambiguë : Anna protège sa mère malgré tout et un sourire complice scelle ce terrible secret. Rarement un polar télévisé aura su manipuler aussi brillamment attentes et émotions.