En bref
- Disney récupère les droits de Divine Rivals
- Le projet quitte finalement Paramount
- Une fantasy YA, pas une romantasy classique
La guerre des franchises se joue aussi en librairie. Et cette fois, Disney vient de mettre la main sur Divine Rivals, adaptation d’un roman de Rebecca Ross, après l’expiration des droits détenus par Paramount.
Une bataille de droits qui change de camp
Le projet n’arrive pas de nulle part. En juin 2025, Paramount avait remporté les droits de Divine Rivals au terme d’une bataille d’enchères assez disputée. Une adaptation y était déjà en développement, avec Sofia Alvarez, la scénariste de To All the Boys I’ve Loved Before, associée au film.
Mais le développement a fini par retomber. Résultat, les droits ont glissé vers Disney. Deux noms restent embarqués dans l’aventure, Lorenzo di Bonaventura et Pouya Shahbazian, tandis qu’un nouveau scénariste doit désormais être recruté.
Pas la romantasy attendue
On pourrait croire à une réponse directe à Fourth Wing ou à A Court of Thorns and Roses, ces cartons signés Rebecca Yarros et Sarah J. Maas qui ont largement poussé les studios à regarder du côté de la fantasy romantique. Sauf que Divine Rivals ne joue pas exactement dans cette case.
Premier volume de la série Letters of Enchantment, le livre penche davantage vers la high fantasy et le récit de guerre. L’histoire suit deux journalistes rivaux, Iris Winnow et Roman Kitt, qui commencent à échanger anonymement grâce à des lettres liées par la magie. L’image est simple, et elle fonctionne bien, on est presque devant une version fantasy de You’ve Got Mail.
Le cadre compte aussi. L’univers s’inspire du début du XXe siècle et place au centre une guerre entre dieux ennemis. Ça donne quelque chose de plus moderne dans la texture, moins formaté que pas mal de romantasy actuelles, même si le trope enemies to lovers est bien là.
Pourquoi Disney regarde ce créneau de près
Ce choix a du sens pour une autre raison, le livre arrive avec son public. Divine Rivals a déjà très bien circulé, à la fois sur les réseaux sociaux et dans les classements de ventes. Pour un studio, c’est l’équivalent d’un terrain déjà balisé.
La dimension romance, présentée comme plus accessible à tous les âges, colle aussi plutôt bien à l’ADN de Disney. Et le groupe a déjà des arguments dans ce registre, sa série Coven Academy ayant trouvé son public tout en étant bien reçue par la critique.
Bref, l’intérêt dépasse le simple rachat opportuniste. Avec Divine Rivals, Disney ne court pas seulement après une tendance, il teste une version plus large et plus familiale d’un genre qui pèse de plus en plus lourd dans l’adaptation des livres vers l’écran.