En bref
- Plusieurs reboots compliquent l’ordre des films
- Huit films structurent l’histoire moderne de Superman
- Le héros a marqué durablement le cinéma
Vous voulez revoir Superman sans vous perdre entre suites, reboot et faux prolongement. Le plus simple, c’est d’accepter une réalité, au cinéma, Superman n’a pas une seule continuité nette, mais plusieurs vies successives.
Plusieurs vies pour un même héros
Le personnage de DC traîne une histoire à part. Chaque relance du héros apporte sa propre couleur, et parfois sa propre logique. Du coup, regarder les films dans l’ordre chronologique revient moins à suivre une frise unique qu’à repérer les blocs qui se répondent.
Il faut donc séparer la saga classique, le retour tardif, puis le redémarrage moderne. C’est plus clair, et franchement plus cohérent pour suivre l’évolution du personnage à l’écran.
La première grande saga, celle de Christopher Reeve
Le premier cycle commence avec Superman (1978), réalisé par Richard Donner, avec Christopher Reeve en dernier fils de Krypton devenu protecteur de Metropolis. Vient ensuite Superman II (1980), encore signé Richard Donner, où le héros affronte de nouveau le général Zod tout en jonglant avec sa vie de Clark Kent.
Puis arrivent Superman III (1983), réalisé par Richard Lester, avec Richard Pryor face à lui dans le rôle de Ross Webster, et Superman IV: The Quest for Peace (1987), mis en scène par Sidney J. Furie, centré sur la menace nucléaire mondiale. Cette première série a un charme très daté, mais elle a posé beaucoup de choses.
Le retour puis le redémarrage complet
Long silence, puis Superman Returns (2006). Réalisé par Bryan Singer, le film fonctionne comme une suite spirituelle des deux premiers longs-métrages. Brandon Routh y incarne un Superman de retour sur Terre après plusieurs années d’absence, avec Lois Lane et Lex Luthor au centre.
Changement total ensuite avec Man of Steel (2013), où Zack Snyder relance l’origine du héros avec Henry Cavill. Le ton devient plus sombre, plus terrestre aussi. Cette version se poursuit avec Batman v Superman: Dawn of Justice (2016), qui oppose Superman à Batman, joué par Ben Affleck, avant Justice League (2017), coréalisé par Zack Snyder et Joss Whedon, où l’équipe affronte Steppenwolf.
Pourquoi cette chronologie compte encore
Si Superman reste un cas à part, ce n’est pas seulement pour ses reboots. Sa trajectoire a aussi servi de vitrine aux effets spéciaux de chaque époque, du vol à la vision thermique. Et ce rôle-là compte encore.
Depuis les années 1940, le héros a pesé dans la manière dont le cinéma de super-héros s’est installé. On peut discuter la qualité de tel ou tel film, mais la longévité de l’ensemble impressionne quand même. Peu de figures ont gardé une telle place aussi longtemps.
Vos questions, nos réponses
Faut-il regarder tous les films Superman dans un seul ordre continu ?
Pas vraiment. Le point important, c’est que la saga a connu plusieurs redémarrages. Il vaut mieux penser en blocs, avec la période Christopher Reeve, puis Superman Returns, puis le cycle lancé par Man of Steel.
Superman Returns est-il un reboot complet ?
Non. Le film de Bryan Singer est présenté comme une sorte de prolongement spirituel des deux premiers films, pas comme une remise à zéro totale du personnage.
Pourquoi Man of Steel marque-t-il une rupture ?
Parce qu’il reprend les origines de Superman avec un autre acteur, un autre ton et une autre continuité. En gros, c’est le vrai point d’entrée de l’ère moderne du personnage.
Pourquoi Superman compte autant dans l’histoire du genre ?
Le personnage n’a pas juste accumulé des films. Il a aussi aidé à installer les super-héros comme une présence durable au cinéma, tout en servant régulièrement de terrain d’essai pour les effets spéciaux.