En bref
- Bing Bong devait disparaître plus longtemps
- Richard Kind décrit une scène déchirante
- Pixar confirme sa science des larmes
La mort de Bing Bong dans Vice-Versa était déjà un petit traumatisme pour pas mal de spectateurs. Elle aurait pu être encore plus rude. C’est Richard Kind, la voix du personnage, qui explique que Pixar avait d’abord prévu une version plus longue, donc plus douloureuse, de cette scène-clé.
Une scène déjà dure, et pourtant raccourcie
Dans le film, Bing Bong, l’ami imaginaire de Riley, comprend qu’il empêche Joie de s’échapper du sombre dépotoir de souvenirs à bord de son wagon-fusée arc-en-ciel. Il se sacrifie, laisse Joie partir sauver Riley, puis disparaît peu à peu.
Le moment est déjà terrible tel quel. Mais selon Richard Kind, dans un entretien accordé à Entertainment Weekly, la version initiale était encore plus éprouvante. L’acteur raconte que la séquence était absolument déchirante et qu’elle devait durer 40 secondes à une minute de plus. Sur un passage pareil, c’est énorme. Vous ajoutez moins d’une minute, et la scène change complètement de poids.
Pourquoi Bing Bong a autant marqué
Si cette disparition reste si vive, ce n’est pas seulement parce qu’un personnage meurt. C’est la manière. Bing Bong ne tombe pas au combat, il s’efface comme un souvenir d’enfance qu’on ne retient plus. L’idée est simple, presque cruelle, et c’est sans doute pour ça qu’elle fonctionne aussi bien.
Et dans Vice-Versa, tout tourne justement autour de la mémoire, des émotions, de ce qui reste et de ce qui s’en va. Du coup, la fin de Bing Bong ne sert pas juste à faire pleurer. Elle dit quelque chose du film lui-même, avec une précision assez redoutable.
Pixar connaît très bien ce levier
Cette révélation compte aussi parce qu’elle colle parfaitement à la réputation de Pixar. Le studio sait depuis longtemps comment épuiser émotionnellement son public. L’ouverture de Là-haut ou la fin de Toy Story 3 le rappellent très bien.
Disney, de son côté, a aussi frappé juste à certains moments, avec Bambi ou Avengers: Endgame, même si la constance n’est pas la même. Bref, imaginer une version plus longue de la fin de Bing Bong, c’est entrevoir un Vice-Versa encore plus déchirant que celui qu’on a vu. Et franchement, le film n’avait déjà pas besoin de ça pour laisser une trace.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi la scène de Bing Bong touche-t-elle autant ?
Elle renvoie à une expérience très universelle, l’oubli de l’enfance. Bing Bong n’est pas seulement un personnage attachant, il incarne ce que Riley perd en grandissant. C’est ce décalage entre un geste héroïque et une disparition presque silencieuse qui fait mal.
Qu’est-ce que Richard Kind a révélé exactement ?
L’acteur explique que la séquence devait être plus longue, d’environ 40 secondes à une minute. Dit autrement, Pixar avait envisagé d’étirer ce moment, donc de laisser davantage de temps au spectateur pour encaisser la disparition.
Est-ce que Pixar a l’habitude de construire ce type de scènes ?
Oui, c’est même une part très reconnaissable de son identité. Le studio utilise souvent des scènes simples en apparence, mais très précises dans leur exécution, pour provoquer une réaction forte sans surcharger le récit.
Pourquoi cette information est importante pour les fans de Vice-Versa ?
Parce qu’elle montre qu’une scène déjà culte a failli aller plus loin encore. Ça éclaire aussi la fabrication du film, en rappelant qu’une séquence aussi marquante tient parfois à quelques secondes coupées ou conservées au montage.