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Pourquoi le retour de Kittridge change vraiment Mission Impossible : Dead Reckoning

Pop Culture > Films > Cinéma > Mission: Impossible
Par Morgan Fromentin,  publié le 11 juin 2026 à 11h00.
Pop Culture
Mission Impossible Dead Reckoning

Mission Impossible Dead ReckoningParamount Pictures / PR-ADN

Avec Kittridge, Mission: Impossible recolle enfin à son premier film. Un retour loin d’être nostalgique, qui redéfinit le face-à-face avec Ethan Hunt.

En bref

  • Kittridge revient après cinq films d’absence
  • Il incarne le lien direct avec 1996
  • Son conflit avec Ethan Hunt devient idéologique

La vraie surprise de Mission: Impossible, Dead Reckoning Part One, ce n’est pas seulement son IA hors de contrôle. C’est le fait qu’après des années à bâtir sa continuité ailleurs, la saga retourne enfin vers son point de départ. Et elle le fait avec Eugene Kittridge, absent depuis le film de 1996.

Une saga qui regardait surtout ailleurs

Pendant longtemps, Mission: Impossible a très peu gardé ses personnages d’un épisode à l’autre. Seuls Ethan Hunt et Luther Stickell traversent les sept films. Les volets plus récents, eux, reprenaient surtout les bases de Mission: Impossible III, avec Benji Dunn ou Julia au centre du jeu.

Du coup, les deux premiers films semblaient presque à part. Il y avait bien un rappel dans Fallout, avec Alanna Mitsopolis, fille de Max, qui récupère le commerce d’armes de sa mère. Mais avec Kittridge, Dead Reckoning va plus loin : il ramène un personnage-clé qu’on n’avait pas revu depuis cinq films.

Kittridge, le faux coupable idéal du film de 1996

Dans le premier Mission: Impossible, Kittridge, joué par Henry Czerny, dirige l’IMF et poursuit Ethan après l’échec de l’opération à Prague. Il le croit traître parce qu’il est l’unique survivant d’une mission qui était en réalité un piège destiné à débusquer une taupe.

Ce qui marche, c’est que le personnage n’est pas un simple méchant administratif. Il est persuadé d’avoir raison. Sa colère est réelle, sa présence aussi. Et dans un film où Brian De Palma mise énormément sur la paranoïa, Kittridge sert de fausse piste parfaite, sans être la vraie taupe. Celle-ci, on le sait, c’est Jim Phelps. À la fin, Kittridge arrête Max pendant qu’Ethan règle le vrai problème.

Dans Dead Reckoning, le vieux bureaucrate a changé d’échelle

Le septième film le récupère avec une idée simple et plutôt maligne. Selon Henry Czerny, Kittridge a passé vingt-cinq ans à circuler d’agence en agence. Le voilà désormais patron de la CIA. Même plus haut placé, il reste pourtant ce qu’il a toujours été face à Ethan : un supérieur nominal et un caillou dans la chaussure.

Son rôle est clair. Contrôler l’Entity, cette intelligence artificielle que les États veulent exploiter. Kittridge pense que les États-Unis doivent garder cet avantage pour les conflits à venir, notamment les guerres climatiques. Ethan, lui, veut la détruire. C’est là que le duel change de nature : moins personnel, plus idéologique. Et c’est plus intéressant, clairement.

Plus un adversaire pur, pas encore un allié net

Après un deuxième acte où il disparaît presque, Kittridge revient dans le train. Il est l’acheteur de la fameuse clé, celle censée mener au contrôle de l’Entity. Le film reconnecte alors proprement ses fils avec 1996 : autrefois, il avait laissé de la marge à Max pour en faire un atout du renseignement. Après sa mort, Alanna hérite de cette relation.

Mais l’échange déraille, parce que Grace, incarnée par Hayley Atwell, se fait passer pour Alanna. Une fois le chaos terminé, Kittridge s’intéresse à elle et à son possible avenir dans l’IMF. Puis il referme le film sur une note presque bienveillante envers Ethan.

Ce retour compte pour une raison simple. Il ne sert pas à flatter la nostalgie. Il rappelle que Mission: Impossible fonctionne aussi quand la série regarde son passé pour compliquer son présent. Et pour la suite, ce n’est pas un détail.

Le Récap
  • En bref
  • Une saga qui regardait surtout ailleurs
  • Kittridge, le faux coupable idéal du film de 1996
  • Dans Dead Reckoning, le vieux bureaucrate a changé d’échelle
  • Plus un adversaire pur, pas encore un allié net
En savoir plus
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