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La terrifiante explication du film sur l’apparence inquiétante des Backrooms

Pop Culture > Films > Backrooms > A24
Par Jordan Servan,  publié le 31 mai 2026 à 12h00.
Pop Culture
Backrooms

Image d'illustration. BackroomsA24 / PR-ADN

Le film s’empare du mystère des Backrooms, ces espaces étranges à l’apparence banale mais troublante, et propose une explication inquiétante à leur esthétique dérangeante, plongeant le spectateur dans une atmosphère angoissante et captivante.

Tl;dr

  • Backrooms, adapté par Kane Parsons, est né d’une photo virale publiée anonymement sur 4chan en 2019.
  • Le film exploite le “liminal horror”, un genre basé sur des lieux familiers mais étrangement inquiétants et déformés.
  • Son horreur psychologique repose sur la mémoire, la nostalgie et la sensation persistante d’un monde faux et dérangeant.

L’origine mystérieuse d’un phénomène viral

Dans l’univers de l’horreur contemporaine, rares sont les œuvres à susciter une fascination aussi durable que celle de Backrooms. Le long-métrage réalisé par Kane Parsons, tiré de sa série YouTube à succès, s’apprête à marquer un tournant au box-office. Pourtant, derrière le phénomène se cache une histoire singulière : tout commence en 2019 avec la diffusion anonyme d’une photographie sur le forum 4chan. Rapidement, les internautes s’emparent de cette image étrange, découvrant qu’elle provient d’un magasin de loisirs créatifs rénové dans le Wisconsin, autrefois un magasin de meubles dans les années 1970.

C’est cette atmosphère indéfinissable, sorte de vestige d’un passé oublié, que cherche à capturer le film. Situé délibérément en 1990, il renvoie une génération entière aux mystères des années pré-Internet, époque où la perte ou la déformation des souvenirs faisait presque partie du quotidien. Cette dimension contribue puissamment à l’identité visuelle du film.

Liminal horror : entre familiarité et malaise

Si le genre connaît aujourd’hui un succès grandissant, c’est notamment grâce au travail pionnier de Kane Parsons. Le sous-genre du liminal horror s’attache à sublimer l’inquiétante étrangeté nichée dans la banalité : espaces familiers mais désertés, objets anodins soudain menaçants… Dans Backrooms, ou The Complex, tout semble familier sans jamais être réellement reconnaissable. Ce sentiment trouve son apogée dans la représentation humaine : certains personnages sont copiés par ce lieu étrange, mais toujours avec quelque chose d’insidieusement faux.

Pour donner une idée précise de cette étrangeté, Clark (Chiwetel Ejiofor) compare l’expérience à demander à quelqu’un n’ayant jamais vu de chien d’en dessiner un d’après description : quelques détails corrects, mais quelque chose cloche irrémédiablement.

Mémoire vacillante et peur viscérale

Le véritable tour de force du film réside dans sa manière d’exploiter la peur universelle liée à l’impermanence du temps et au caractère fluctuant de la mémoire. En surface, chaque récit horrifique interroge notre rapport à la mort et à l’oubli. Mais ici, le malaise naît précisément de ce qui n’est plus tout à fait là : souvenirs réinterprétés, décors quasi-nostalgiques mais perturbants. Les clones humains, appelés Still Life, incarnent cette dérive mémorielle : humains en apparence mais porteurs d’une étrangeté troublante.

Parmi les éléments marquants qui illustrent ce trouble mémoriel et existentiel :

  • No-clipping, ce passage involontaire vers un monde jamais conçu pour exister.
  • L’ambiance quasi-surréaliste qui rappelle Dalí ou Jodorowsky.
  • La persistance diffuse d’une menace impossible à nommer.

Une expérience persistante bien après le générique

Finalement, le film propose plus qu’un simple divertissement horrifique : il invite chacun à explorer ses propres souvenirs incertains et à confronter ses peurs enfouies. Peut-être vivons-nous tous déjà dans notre propre Backrooms intérieur, une hypothèse inquiétante que le film laisse planer longtemps après sa fin.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un Punisher tempéré dans l’univers de Spider-Man
  • L’adaptation d’un anti-héros à l’écran
  • Cohérence narrative et enjeux du crossover
  • Avenir du personnage et attentes des spectateurs
  • L’origine mystérieuse d’un phénomène viral
  • Liminal horror : entre familiarité et malaise
  • Mémoire vacillante et peur viscérale
  • Une expérience persistante bien après le générique
En savoir plus
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