Les épisodes les plus sombres de Battlestar Galactica rendaient hommage à une fin culte de la science-fiction

Image d'illustration. Battlestar GalacticaSky One / PR-ADN
Certains des épisodes les plus sombres de Battlestar Galactica rendent hommage à une conclusion emblématique de la science-fiction, marquant la série par des références subtiles à ce qui est considéré comme l’une des fins les plus marquantes du genre.
Tl;dr
- Finale de « Battlestar Galactica » évoque « La Planète des Singes ».
- L’arrivée sur une Terre dévastée bouleverse les héros.
- La grève des scénaristes menaçait la fin de la série.
Quand l’héritage de « La Planète des Singes » plane sur la SF
L’un des moments les plus marquants du cinéma reste sans doute la révélation finale de « La Planète des Singes », en 1968. Cette scène où l’astronaute George Taylor, incarné par Charlton Heston, découvre les ruines de la Statue de la Liberté incarne à elle seule la peur d’une humanité vouée à l’autodestruction nucléaire. Une image si puissante qu’elle n’a cessé d’être citée, détournée et même parodiée, y compris dans des séries comme The Simpsons. Pourtant, rares sont les œuvres à avoir proposé un twist aussi saisissant… sauf peut-être le reboot de « Battlestar Galactica ».
Une arrivée sur Terre aux accents d’effondrement
Dans la quatrième saison, l’épisode « Revelations » offre aux spectateurs un véritable choc : après des années d’errance dans l’espace, l’équipage dirigé par l’amiral William Adama touche enfin au but. Mais lorsque les vaisseaux se posent sur cette Terre tant espérée, c’est un paysage ravagé par les radiations qui les accueille. À travers le regard abattu de chaque personnage, le constat s’impose : leurs espoirs reposaient sur une planète morte, écho direct au désespoir de Taylor devant sa propre civilisation anéantie.
L’inspiration assumée et ses variations narratives
Difficile alors de ne pas voir dans cette séquence une filiation revendiquée avec « La Planète des Singes ». Des clins d’œil précis jalonnent même le scénario : ainsi, lorsque Leoben avertit Kara —Katee Sackhoff— que ce qu’elle va découvrir risque fort de lui déplaire, on pense immédiatement aux mises en garde du docteur Zaius dans le film culte. Au fil de leur exploration, nos héros découvrent que, tout comme dans les Douze Colonies dévastées par les Cylons, ce monde a subi le même sort après une révolte des machines et une guerre totale.
Pour mieux saisir le poids dramatique du récit, il suffit d’énumérer :
- L’espoir nourri par la quête s’écroule brutalement.
- L’image de la Terre détruite résonne comme une mise en garde universelle.
- Le parallèle entre destruction passée et avenir hypothétique est saisissant.
Derrière la fiction : tension réelle autour du sort de la série
À ce moment clé, un autre danger guettait pourtant hors écran : la grève du Writers Guild of America (WGA), qui débute alors que « Sometimes a Great Notion », épisode suivant, est tourné. Le créateur Ronald D. Moore confiera plus tard que toute l’équipe ignorait si « Battlestar Galactica » pourrait aller plus loin. Certains membres évoqueront même avoir joué ces scènes en pensant que ce serait peut-être leur adieu définitif à leurs personnages — une incertitude qui donne une profondeur supplémentaire au désespoir ressenti à l’écran.
Après la levée du mouvement social début 2008, la diffusion reprend et permet d’offrir un vrai point final à cette fresque intersidérale. Néanmoins, force est de constater que cette arrivée sur Terre aurait pu constituer l’un des twists les plus sombres jamais vus dans l’histoire de la science-fiction télévisuelle.