La conception de l’USS Enterprise dans Star Trek: The Next Generation s’est révélée étonnamment simple

Image d'illustration. Star TrekParamount / PR-ADN
La création du vaisseau emblématique USS Enterprise pour Star Trek: The Next Generation n’a pas posé les difficultés attendues. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, son design a été réalisé avec une facilité étonnante par les concepteurs.
Tl;dr
- Le design pacifiste de l’Enterprise-D marque « Next Generation ».
- Andrew Probert a dessiné le vaisseau sans commande initiale.
- Gene Roddenberry n’a exigé que deux modifications majeures.
L’inspiration derrière un vaisseau emblématique
Au sein de la pop culture, rares sont les objets aussi reconnaissables que l’Enterprise-D, vaisseau amiral de la série « Star Trek: The Next Generation ». Pourtant, son apparence – ces lignes courbes, ce disque ventru et cet élégant coloris gris – n’allait pas de soi. À première vue, certains pourraient juger la soucoupe disproportionnée ou la silhouette un brin « tombante », mais à y regarder de plus près, une sensation apaisante se dégage de ses formes non agressives. Un choix stylistique qui colle parfaitement à l’idéal pacifiste défendu par la saga.
Les règles fondatrices de Roddenberry
Si le look du vaisseau semble si abouti, c’est que l’équipe créative a suivi quatre préceptes définis par Gene Roddenberry. Pour résumer :
- Les nacelles de distorsion doivent toujours aller par paires, visibles depuis l’avant et avoir une ligne de vue directe entre elles sur la coque.
- Le pont principal doit dominer le sommet du vaisseau.
À ces conditions s’ajoute l’héritage visuel des versions précédentes, toutes conçues dans cet esprit d’unité et d’évolution.
L’étonnant coup de crayon d’Andrew Probert
Détail surprenant : Andrew Probert, déjà derrière la refonte du vaisseau dans « Star Trek: The Motion Picture », n’avait pas été mandaté pour imaginer la coque extérieure. Sa mission initiale portait uniquement sur la passerelle. Mais en laissant libre cours à sa créativité, il griffonne une esquisse qu’il accroche dans son bureau. Par pur hasard, cette ébauche attire l’œil de David Gerrold, scénariste alors en réunion avec Roddenberry. Il s’empare du dessin pour le présenter aux producteurs et au créateur historique.
L’approbation immédiate… et deux ajustements seulement
Le verdict tombe sans appel : tous tombent sous le charme. De fait, le projet évolue très peu entre ce croquis spontané et la version finale. Les seules réserves exprimées par Roddenberry concernent la longueur du vaisseau (qu’il souhaite accentuer) et l’emplacement visible du pont supérieur afin d’offrir un meilleur sens des proportions à l’écran. Quelques ajustements plus tard – dont des nacelles encore plus allongées – l’Enterprise-D, longue désormais de 664 mètres, était née.
Au fil des générations et des films, d’autres variantes feront leur apparition (B, C, puis E), mais difficile d’égaler ce mélange d’élégance tranquille et d’innovation qui continue aujourd’hui d’inspirer fans et designers.