Il y a neuf ans, une série Batman controversée révolutionnait le Joker avec un rebondissement inédit

Image d'illustration. Gotham JokerFox / PR-ADN
Il y a neuf ans jour pour jour, une série consacrée à l’univers de Batman créait la surprise avec un rebondissement inédit autour du Joker, marquant les esprits et divisant profondément les fans par son audace scénaristique.
Tl;dr
- Le Joker de Gotham a marqué une génération.
- L’épisode « Smile Like You Mean It » adapte « Death of the Family ».
- La performance de Monaghan reste inoubliable pour les fans.
Une adaptation audacieuse du Joker dans Gotham
En janvier 2017, la série Gotham diffusait un épisode qui allait bouleverser durablement l’univers télévisuel de Batman. Ce treizième épisode de la saison 3, intitulé « Smile Like You Mean It », s’inspirait librement du comics culte Death of the Family, écrit par Scott Snyder. La diffusion sur Fox n’a pas tardé à devenir un événement, tant le récit et la mise en scène s’avéraient hors normes.
Un hommage glaçant au comics culte
Pour ceux qui ne connaîtraient pas le matériau d’origine, « Death of the Family » narre le retour du Joker, disparu depuis un an après s’être fait retirer son propre visage par le sinistre Dollmaker. Il revient pour semer la terreur auprès de toute la Bat-Family. Le Joker va jusqu’à porter sa peau arrachée telle un masque grotesque et organise un dîner macabre dans les profondeurs de la Batcave, cherchant à briser psychologiquement Batman ainsi que ses alliés. Cette intrigue, marquée par la violence psychologique et le jeu sur l’identité, s’est imposée comme une référence moderne chez les fans.
L’apogée du personnage de Jerome Valeska
L’épisode retranscrit habilement cette atmosphère en mettant en scène Jerome Valeska, interprété par Cameron Monaghan. Ce dernier, tué plus tôt dans la série par son mentor Theo Galavan, est au centre d’un véritable culte orchestré par Dwight Pollard. Lorsque Jerome revient enfin à la vie – non sans surprise scénaristique –, il découvre que Dwight a littéralement volé son visage… et le porte devant les caméras. Cette séquence surréaliste offre à Monaghan l’occasion d’incarner un Joker aussi terrifiant qu’iconique.
Parmi les scènes marquantes, on retiendra :
- L’enlèvement brutal de Dwight au cœur d’une station TV assiégée.
- L’explosion spectaculaire de la centrale électrique de Gotham plongeant la ville dans l’obscurité.
Un héritage visuel et culturel toujours vivace
Aujourd’hui encore, cet épisode demeure salué pour ses maquillages audacieux et l’intensité dramatique insufflée par Monaghan. L’image du visage maintenu par des agrafes s’est imposée comme une signature visuelle forte dans l’imaginaire collectif des admirateurs de Batman. Si certains voyaient déjà les films de Todd Phillips comme les plus étranges autour du Joker, force est de constater que Gotham, en osant cette adaptation crue et satirique, a su marquer une génération entière d’aficionados du Chevalier Noir.