Eddie Murphy a refusé Rush Hour pour un film qui deviendra l’un de ses plus grands échecs
Eddie Murphy a refusé de jouer dans le film Rush Hour, un choix qui l’a conduit à s’investir dans un autre projet. Ce dernier s’est malheureusement soldé par un échec retentissant au box-office, malgré l’immense popularité de l’acteur.
Tl;dr
- Murphy a refusé « Rush Hour » pour « Holy Man ».
- Sa carrière oscille entre chef-d’œuvre et déceptions familiales.
- « Holy Man » reste une satire au succès limité.
Eddie Murphy : un génie comique en quête d’équilibre
Difficile d’imaginer le paysage de la comédie américaine sans la présence éclatante d’Eddie Murphy. Dès ses débuts fulgurants sur la scène de Saturday Night Live, l’acteur n’a cessé de surprendre, que ce soit dans des rôles cultes comme dans « 48 Hrs. » ou en dynamitant le box-office avec « Beverly Hills Cop », devenu l’un des plus grands succès R-rated de l’histoire – et ce, inflation comprise. Pourtant, à mesure que sa carrière évolue, un sentiment partagé s’installe : entre chefs-d’œuvre et virages moins inspirés, le parcours de Murphy interroge.
L’appel du film facile : Holy Man plutôt que Rush Hour
Ce qui frappe chez Eddie Murphy, c’est cette capacité à décliner autant les sommets de la comédie adulte que les productions familiales plus tièdes. Si le public s’est réjoui des performances inoubliables dans « Dreamgirls » ou encore du cynisme tendre de « Dolemite Is My Name », certains choix étonnent. Le cas de « Holy Man » en est l’exemple le plus parlant : alors qu’on lui proposait un rôle aux côtés de Jackie Chan dans le duo explosif de Rush Hour, Murphy a préféré enfiler une robe à Miami pour tourner une satire douce-amère signée Stephen Herek.
Dans une déclaration franche sur l’émission « 360 with Speedy Morman » (Complex), il avouait : « C’était un choix évident : action, cascades ou détente sous le soleil ? Nous avons tourné un film… pas vraiment bon, mais simple à faire. »
Satires et faux-pas : les écueils d’une filmographie foisonnante
Le scénario signé Tom Schulman (connu pour « Dead Poets Society ») tente une critique du consumérisme via le personnage d’un gourou télévisuel. Mais malgré la bonne volonté affichée par Herek et ses partenaires Jeff Goldblum et Kelly Preston, Holy Man peine à convaincre tant sur le fond que sur la forme : douceur excessive, intrigue convenue… on reste loin du mordant auquel Murphy avait habitué son public.
Il faut dire que les choix douteux ne sont pas isolés. Les suites sans saveur comme « Coming 2 America » ou les divertissements familiaux tels que « The Haunted Mansion » font partie d’une longue liste où l’on retrouve :
- Beverly Hills Cop II, pâle suite du phénomène initial ;
- The Golden Child, tentative maladroite entre humour et aventure ;
- Tower Heist, comédie oubliable malgré sa distribution étoilée.
L’éternel retour du talent brut ?
Toutefois, entre prises de risques ratées et éclairs de génie, impossible d’enterrer trop vite la flamme comique d’Eddie Murphy. Son aisance à naviguer entre générations – du fameux âne dans « Shrek » au rôle fédérateur dans « Beverly Hills Cop: Axel F » – laisse toujours espérer un retour tonitruant vers des sommets créatifs… même si parfois, la tentation des chemins faciles semble avoir eu raison du talent le plus explosif d’Hollywood.