Waymo sous enquête pour ses robotaxis à Austin

Image d'illustration. WaymoWaymo / PR-ADN
Les autorités américaines scrutent de près le respect des règles de sécurité par les véhicules autonomes.
Tl;dr
- La NTSB enquête sur les robotaxis de Waymo à Austin après plusieurs signalements d’incidents avec des bus scolaires arrêtés.
- Malgré un rappel volontaire du logiciel en décembre, des problèmes similaires ont été constatés peu après la mise à jour.
- Waymo défend son bilan sécuritaire, mais le régulateur se rendra sur le terrain pour une analyse approfondie, avec un rapport définitif attendu dans 12 à 24 mois.
Les robotaxis de Waymo sous le regard des autorités américaines
Depuis plusieurs semaines, la société Waymo doit répondre à l’attention croissante de la National Transportation Safety Board (NTSB) concernant ses véhicules autonomes opérant à Austin, au Texas. L’agence fédérale a décidé d’ouvrir une enquête officielle après plusieurs signalements indiquant que les robotaxis ne respectaient pas correctement l’arrêt des bus scolaires chargés de déposer ou prendre des élèves. Sur le réseau social X, le NTSB a précisé vouloir « examiner l’interaction entre les véhicules Waymo et les bus scolaires arrêtés pour charger ou décharger des élèves. »
Doutes persistants malgré une mise à jour du logiciel
Il convient de rappeler que cette démarche du régulateur intervient peu après une première évaluation menée par la National Highway Traffic Safety Administration. Ce rapport s’était focalisé sur la capacité des véhicules autonomes de Waymo à réagir face aux arrêts de bus scolaires dans la capitale texane. Cette première analyse avait d’ailleurs conduit l’entreprise à procéder, en décembre dernier, à un rappel volontaire de son logiciel. Pourtant, selon un mémo interne transmis par le district scolaire local, des incidents similaires auraient été constatés seulement quelques jours après cette mise à jour.
L’enquête s’intensifie sur place
Pour approfondir la situation, des représentants du NTSB doivent se rendre sur le terrain afin de collecter davantage d’éléments relatifs à ces épisodes où les véhicules automatisés n’auraient pas respecté l’arrêt obligatoire lors de la montée ou descente d’élèves. D’après un porte-parole cité par le journal local, un premier rapport préliminaire est attendu dans les trente prochains jours ; cependant, il faudra sans doute patienter entre douze et vingt-quatre mois avant d’obtenir les conclusions définitives.
Waymo défend son bilan sécuritaire
Face à ces critiques croissantes, Mauricio Peña, responsable sécurité chez Waymo, insiste : « Aucun accident n’est à déplorer lors des incidents signalés ; nous restons convaincus que notre performance en matière de sécurité autour des bus scolaires est supérieure à celle des conducteurs humains ». Selon lui, cette enquête représente même une occasion d’offrir au régulateur toute la transparence souhaitée sur leur démarche centrée sur la sécurité.
Pour éclairer la complexité du dossier, voici ce qui trouble particulièrement observateurs et décideurs :
- L’incapacité persistante du système autonome à reconnaître certaines situations spécifiques comme l’arrêt d’un bus scolaire.
Alors que le débat sur l’intégration massive des véhicules sans chauffeur continue de diviser experts et grand public, ce nouvel épisode relance inévitablement la question de leur fiabilité réelle dans l’espace urbain.