Vidéo : ce robot se déplace comme une créature d’il y a 300 millions d’années

A partir d’un squelette et des empreintes de pas fossilisés d’un vieil animal ayant 300 millions d’années, des scientifiques sont parvenus à concevoir un robot, Orobot. Celui-ci leur permettra d’étudier la locomotion de ce lézard géant préhistorique.

Asus robot nav 2026
Image d'illustration. Asus robot nav 2026 — Asus / PR-ADN

On trouvait il y a quasiment 300 millions d’années des vertébrés herbivores dénommés les Orobates. Il s’agissait d’une espèce qui a précédé les dinosaures, et c’est la plus vieille espèce dont il nous reste un squelette et des traces de pas. Des scientifiques, voulant en savoir plus sur ce lézard géant, a conçu un robot dans cette perspective.

Orobot, un robot qui s’inspire d’un fossile préhistorique

Ce sont des ingénieurs, des informaticiens et des paléontologues de Lausanne et de Berlin qui ont ainsi développé Orobot afin de reconstituer la démarche de l’animal. Ils ont ainsi pu se rendre compte que contrairement à ce qu’ils pensaient, le vertébré ne se déplaçait pas comme une salamandre.

Ce n’est pas la seule découverte qu’ils ont faite : ils ont pu établir le constat que les Orobates avaient la possibilité de soulever leur corps au-dessus du sol, à l’instar d’un caïman ou d’un iguane. Cette découverte devrait permettre d’en savoir plus sur les façons de se déplacer d’un endroit à un autre de ces vertébrés.

En savoir plus sur les Orobates

Les résultats obtenus par les scientifiques sont très probants. Il s’est basé sur un travail important de rétro-ingénierie, comme l’a indiqué la revue Nature. Le point de départ est un fossile de squelette d’Orobates, qui avait la chance d’être dans un excellent état de conservation.

Pour concevoir son double numérique, celui-ci a été scanné en 3D. Et c’est grâce aux empreintes de pas d’Orobates, elles-aussi fossilisées, que l’on a pu orienter ces pas dans les simulations. D’autres résultats sont attendus grâce à Orobot.

Les chercheurs ont déjà pu quant à eux établir des paramètres plus précis, comme l’équilibre ou la puissance, en s’inspirant d’espèces existantes proches. En définitive, Orobot permet d’en savoir plus sur les espèces disparues. Les scientifiques de l’Ecole polytechnique de Lausanne ont quant à eux mis en ligne en accès libre leur robot.

Emmanuel Ghesquier

Spécialiste Tech

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Robot

Lisez Begeek en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.