Une étonnante planète découverte dans le désert Neptunien
Des scientifiques ont découvert une exoplanète « interdite », dans la mesure où celle-ci a été localisée dans une zone où elle n’aurait pas dû être. En effet, la planète interdite a été trouvée dans le « désert des Neptunes ».
Ce sont des astronomes de l’université de Warwick et de l’université de Genève qui ont fait la curieuse découverte : une exoplanète « interdite », car n’étant pas située au bon endroit. Celle-ci est trois fois plus grande que la Terre et 20 fois plus massive. Les scientifiques dénomment ce genre de planète une mini-Neptune.
Une exoplanète interdite découverte dans le « désert des Neptunes »
Par le terme mini-Neptune, les scientifiques décrivent une géante gazeuse d’une taille jugée plutôt modeste. La température y est particulièrement élevée, de l’ordre de 1000°C. Pour les astronomes, la planète découverte se trouvait dans une zone appelée « le désert des Neptunes ».
Normalement, on n’y trouve que des planètes gazeuses très massives qui parviennent à conserver leur volumineuse atmosphère au sein de leur champ de gravité, très intense. C’est aussi le cas de petites planètes rocheuses dénuées d’atmosphère en raison du rayonnement intense de l’étoile.
Les hypothèses avancées par les scientifiques pour expliquer la présence de cette planète interdite
Les astronomes ont pour leur part émis plusieurs hypothèses pour expliquer la présence de l’exoplanète interdite, dénommée depuis NGTS-4B détectée par le réseau New Generation Transit Survey. La première hypothèse postule ainsi que cette planète est d’origine neptunienne, et qu’elle vient tout juste de migrer dans la région.
Quant à la seconde hypothèse, elle part du principe que NGTS-4B est une planète plus volumineuse que l’on croit, mais qu’elle n’est pas encore complètement débarrassée de son enveloppe gazeuse. A noter que les scientifiques estiment que la planète ne pourrait pas se pérenniser très longtemps sous cette forme.
L’ensemble de la découverte des scientifiques, ainsi que les hypothèses qu’ils avancent, vient d’être publié dans la revue Monthly Notices de la Royal Astronomical Society. Avec cette nouvelle découverte, le catalogue des exoplanètes, déjà bien fourni avec 4000 identifications, s’enrichit. Et il est bien possible que l’on ait encore des surprises à l’avenir.