Tim Burton relance une mode disparue depuis 41 ans

Image d'illustration. Mercredi (Jenna Ortega)Netflix / PR-ADN
Quarante et un ans après une tendance marquante du cinéma, Tim Burton revient sur le devant de la scène avec cette série qui signe le retour d’un style oublié, suscitant curiosité et attentes chez les cinéphiles du monde entier.
Tl;dr
- Retour marquant de Mercredi pour sa saison 2.
- Tim Burton signe un nouveau court-métrage inédit.
- L’influence gothique et nostalgique toujours plus présente.
Un retour attendu à la Nevermore Academy
Après trois longues années d’attente, les fans de la série phénomène Mercredi retrouvent enfin les couloirs ombragés de la Nevermore Academy. Ce retour, acclamé par une grande partie de la critique, semble surpasser les attentes : le ton gothique et l’humour si particulier de la saga restent intacts, voire se voient renforcés. Cette fidélité à l’ambiance originelle doit beaucoup à l’implication de Tim Burton, véritable maître du genre, qui continue d’assurer son rôle d’exécutif tout en revenant derrière la caméra pour certains épisodes majeurs.
L’empreinte inimitable de Tim Burton
Si la première saison avait déjà bénéficié du savoir-faire visuel du réalisateur — il y signait quatre des huit épisodes — cette seconde salve d’aventures n’est pas en reste. Dès les premiers instants, le public retrouve cet univers où le lugubre rime avec poésie. Toutefois, ce qui retient particulièrement l’attention cette fois-ci, c’est le clin d’œil inattendu que Tim Burton s’offre à son propre passé cinématographique.
Nostalgie animée et retour aux sources
Dans le tout premier épisode de cette nouvelle saison, intitulé « Here We Woe Again », un court-métrage d’à peine une minute et demie s’invite à l’écran : The Tale of the Skull Tree. Ce petit film animé marque un événement rare dans la carrière récente de Burton. Depuis son court-métrage culte des années 80, Frankenweenie, dont la noirceur avait même fait grincer les dents chez Disney (avant qu’ils ne fassent finalement appel à lui près de trois décennies plus tard), jamais le cinéaste n’était revenu à ce format court. Il faut dire qu’à l’époque, ce projet marquait déjà une rupture : après une succession de courts réalisés entre 1971 et 1984 — citons notamment The Island of Doctor Agor, Vincent, ou encore Luau — c’est bien avec Frankenweenie qu’il franchit un cap.
Pour ceux que la patte burtonienne fait vibrer depuis toujours, impossible donc de ne pas ressentir un élan de nostalgie devant ce nouveau bijou animé, inséré habilement dans l’intrigue centrale. En effet, ce court-métrage n’a rien d’anecdotique ; il sert même à poser une pierre angulaire du scénario dès l’ouverture de la saison.
Bilan mi-saison et attente fébrile
Reste maintenant aux spectateurs à patienter jusqu’au 3 septembre pour découvrir les quatre derniers épisodes, dont deux nouveaux réalisés par Tim Burton. En attendant, difficile de ne pas constater que ce mélange assumé entre héritage gothique et innovations narratives continue d’offrir à Mercredi une place singulière au panthéon des séries actuelles.