Succès SF sur l’intelligence artificielle : Denzel Washington a refusé le rôle principal

Image d'illustration. I, RobotDavis Entertainment / PR-ADN
Un film de science-fiction centré sur l’intelligence artificielle, devenu un véritable succès au box-office, avait pourtant vu Denzel Washington refuser d’y participer. Le long-métrage s’est imposé malgré l’absence de la star hollywoodienne.
Tl;dr
- Denzel Washington a refusé « I, Robot » par prudence.
- Il regrette quelques rôles manqués, pas tous.
- Sa carrière reste une succession de choix assumés.
Un parcours jalonné de décisions marquantes
Au fil des décennies, Denzel Washington s’est forgé une réputation que peu d’acteurs égalent à Hollywood. Désormais, il dispose du luxe de choisir ses projets. Des productions telles que la saga « Equalizer » témoignent d’une appétence pour le cinéma grand public, mais aussi d’un contrôle artistique quasi-total sur sa filmographie. Pourtant, derrière cette maîtrise affichée, quelques occasions manquées parsèment son parcours.
Des opportunités laissées de côté
Lors d’un entretien accordé en 2004 à Phase9, alors qu’il assurait la promotion du remarquable « Man on Fire », l’acteur est revenu sur certaines propositions déclinées au fil des ans. Avec humour, il cite le rôle-titre dans « The Passion of the Christ » avant d’avouer plus sérieusement avoir laissé filer le personnage incarné par Brad Pitt dans « Se7en ». Mais c’est un autre projet qui retient l’attention : interrogé sur le blockbuster estival de cette année-là, il révèle avoir refusé le premier rôle de « I, Robot », finalement confié à Will Smith. Sa réserve ? Une inquiétude face aux effets spéciaux numériques et à la représentation des robots : « Je craignais que les robots soient ratés. J’aurais pu accepter, mais j’ai dû choisir entre ce film et « Un crime dans la tête ». »
L’hésitation face à l’inconnu
À l’époque, adapter l’univers d’Isaac Asimov relevait du défi technique autant qu’artistique. Le recul montre que le film, signé Alex Proyas, a souffert d’interventions du studio et n’a pas totalement convaincu malgré quelques atouts — au passage, on peut saluer la performance d’Alan Tudyk. Quant à son choix final, il s’est porté sur un partenariat avec Jonathan Demme, réalisateur de renom avec qui il tourna une adaptation moderne et saluée du roman de Richard Condon.
Parmi les rôles déclinés ou abandonnés par prudence ou incertitude :
- « Michael Clayton », finalement porté par George Clooney, aurait pu être un autre virage majeur pour Washington. Il confiera plus tard : « C’était le meilleur scénario depuis longtemps, mais j’ai douté du réalisateur débutant. Je me suis trompé. »
Bilan et regards rétrospectifs
Même si certaines occasions restent source de petits regrets – sans jamais verser dans l’amertume –, la trajectoire de Denzel Washington, deux fois oscarisé, demeure celle d’un acteur qui assume pleinement ses choix. Son exigence et ses hésitations ponctuelles témoignent moins d’un manque de flair que d’une réflexion permanente sur la nature même du métier et l’évolution du cinéma contemporain.