Les abonnés d’Apple TV+ pointent un problème majeur dans le nouveau film de Spike Lee avec Denzel Washington

Image d'illustration. Highest 2 LowestA24 / PR-ADN
Le nouveau film de Spike Lee avec Denzel Washington, récemment lancé sur Apple TV+, fait déjà parler de lui. De nombreux abonnés expriment une insatisfaction marquante à propos d’un aspect précis du long-métrage, suscitant débats et réactions en ligne.
Tl;dr
- La musique du film divise vivement critiques et spectateurs.
- Le rythme s’améliore nettement dans la seconde moitié.
- Denzel Washington incarne un producteur en pleine crise.
Une partition musicale qui fait débat
Difficile de ne pas remarquer que la bande-son de Highest 2 Lowest, dernier long-métrage signé Spike Lee, ne laisse personne indifférent. Depuis sa sortie sur Apple TV+, le film enflamme forums et réseaux sociaux : certains y voient une expérimentation audacieuse, d’autres dénoncent une véritable faute de goût. Les discussions s’enflamment sur Reddit, où des cinéphiles s’interrogent : « Un mauvais score peut-il vraiment gâcher un bon film ? » Le sujet revient aussi sur Letterboxd et Twitter/X, où l’on évoque volontiers une musique « envahissante » ou digne d’un jeu vidéo en ligne.
Denzel Washington face à ses démons
Dans ce thriller inspiré du classique japonais High and Low, Denzel Washington prête ses traits à David King, producteur musical fictif autrefois adulé, désormais fragilisé par les échecs. Son objectif ? Racheter sa propre maison de disques pour retrouver son influence passée dans l’industrie de la musique noire américaine. Mais l’enlèvement du fils de son chauffeur — incarné par un étonnant A$AP Rocky — vient bouleverser ses priorités, tout comme sa vision du succès et du pouvoir.
La première partie du film détaille minutieusement les inquiétudes de David : doutes familiaux, tensions professionnelles, solitude… Le récit s’attarde parfois lourdement sur ces états d’âme, alors que la tension dramatique devrait monter autour de la prise d’otage.
Basculement tonique après un démarrage laborieux
Nombreux sont les critiques à saluer le second acte de Highest 2 Lowest. Après une séquence haletante dans le métro new-yorkais parmi des fans des Yankees — dynamisée par les sons festifs d’un festival portoricain — le rythme se réveille enfin. La réalisation retrouve alors sa vigueur, se recentrant sur des thèmes forts : célébrité vacillante, mutation de l’industrie musicale, rancœur sociale…
Pour clarifier les opinions qui circulent sur la bande-son :
- Certaines scènes cruciales sont affaiblies par un jazz trop doux ou une orchestration excessive.
- Cependant, quelques voix comme celle de Stephanie Zacharek (Time Magazine) saluent la diversité émotionnelle apportée par le compositeur Howard Drossin.
- L’énergie retrouvée dans la deuxième moitié fait oublier bien des maladresses initiales.
Bilan : un film inégal mais intrigant
Si le parallèle avec l’œuvre originelle japonaise reste manifeste — la question du rapport à l’argent et à l’humilité est au cœur du projet —, Spike Lee choisit d’explorer davantage la fierté et la place culturelle. Au final, même si certaines tentatives musicales déroutent franchement, le film offre assez de matière pour susciter le débat… et retenir l’attention jusqu’au bout. Les abonnés à Apple TV+ peuvent désormais s’en faire leur propre idée.