Scream 7 : Le volet qui redéfinit la saga, à l’image de L’Ascension de Skywalker

Image d'illustration. Scream 7Spyglass Media Group / PR-ADN
Le septième volet de la saga Scream s’annonce comme un tournant majeur pour la franchise, suscitant comparaisons et attentes similaires à celles suscitées par L’Ascension de Skywalker dans l’univers Star Wars.
Tl;dr
- Un Scream 7 jugé opportuniste et sans éclat.
- Les nouveaux Ghostface peinent à convaincre les fans.
- L’intrigue n’apporte rien d’essentiel à la saga.
Une mécanique de franchise en perte de souffle
Difficile, même pour les plus fidèles amateurs de la saga Scream, de trouver un véritable intérêt à ce dernier opus. Scream 7 donne le sentiment d’avoir été pensé avant tout pour capitaliser sur une marque culte plutôt que pour la faire évoluer. Si certains espéraient retrouver l’énergie ou l’intelligence mordante des premiers volets, ils risquent fort d’être déçus.
Le film s’ouvre pourtant sur une séquence honorable où Neve Campbell, dans le rôle de Sidney Prescott, livre ce qui est peut-être sa meilleure performance à ce jour. Mais cette réussite initiale ne parvient pas à masquer un ensemble globalement terne, où l’on cherche désespérément la moindre étincelle narrative ou stylistique.
Des révélations et des motivations décevantes
Venons-en au cœur du sujet : l’identité du nouveau Ghostface. La révélation, tant attendue, laisse pantois. L’un des tueurs, Karl Gibbs, disparaît dès la moitié du film, tandis que Marco Davis (interprété par Ethan Embry) et Jessica Bowden (Anna Camp) incarnent deux antagonistes parmi les moins marquants de toute la franchise. Leurs motivations frôlent la caricature : Marco agit simplement sous l’influence de Jessica, dont l’obsession pour Sidney Prescott vire au grotesque.
À titre d’exemple, voici ce qui caractérise leurs motifs :
- Jessica idolâtre Sidney et interprète mal son livre « Out of Darkness ».
- Sa frustration naît de l’absence de Sidney lors des meurtres à New York.
Ce manque d’ambition narrative finit par desservir le suspense et empêche toute identification réelle aux enjeux.
Une formule éculée, une saga qui tourne en rond
Alors que certains critiquent âprement Scream VI, il faut reconnaître qu’il proposait malgré tout quelques prises de risques et une tension palpable. Ce n’est plus le cas ici : aucune séquence ne relève vraiment le niveau ni ne marque les esprits comme a pu le faire la fameuse scène sonore avec Gale Weathers dans le second épisode.
Le retour attendu des figures emblématiques ne suffit pas non plus à sauver ce septième volet. Si revoir Sidney suscite une forme de nostalgie, force est d’admettre que son arc narratif semblait achevé dès le troisième film. Quant aux sœurs Carpenter et aux autres survivants, leur invulnérabilité apparaît désormais trop évidente pour maintenir le suspense.
L’avenir incertain d’une icône du slasher
Ce nouvel épisode ressemble davantage à un produit dérivé qu’à une relance inventive. À tel point qu’on se demande si un hypothétique Scream 8, déjà évoqué malgré un accueil mitigé au box-office, pourra renouer avec l’audace originelle. Les fans méritent mieux que ce simple exercice de style sécuritaire : ils attendent toujours que la franchise ose franchir un nouveau cap.