- Snowball revient enfin au centre de l’intrigue
- Les chiens élèvent désormais des humains domestiqués
- Rick efface le chaos à la fin
Treize ans après sa première vraie apparition, Snowball reprend enfin la lumière dans Rick and Morty. Et ce n’est pas juste un clin d’œil pour vieux fans. À mi-parcours, la saison 9 confirme quelque chose de plus large, elle aime remettre ses anciens monstres sur scène pour retrouver ce mélange de cruauté, d’absurde et de satire qui a fait la série au départ.
La saison 9 fouille dans sa mémoire
On l’avait déjà vu dès l’ouverture de saison avec le retour d’Evil Morty. L’épisode 5 va chercher un autre visage du passé, Snowball, apparu dès la saison 1 puis relégué pendant des années à des références et des apparitions de fond. Cette fois, Adult Swim lui redonne un vrai rôle, complet, central, presque inconfortable.
Le choix n’est pas anodin. Quand une série dure, elle peut recycler ses figures par paresse. Ici, ce n’est pas tout à fait ça. Rick and Morty s’en sert pour tester jusqu’où une vieille idée peut encore tenir, si on la pousse dans une direction franchement plus sale.
Chez les chiens, l’évolution a viré au malaise
Dans Jer Bud, Morty retrouve Snowball, toujours doublé par Rob Paulsen, avec l’envie assez simple de reprendre contact avec son chien. Sauf que le décor a changé. La société canine s’est développée à grande vitesse et, dans le lot, elle a adopté une pratique très humaine, l’élevage.
Cette fois, les animaux domestiques, ce sont les humains.
L’épisode pousse la blague jusqu’au bout avec les Mups, des humains tellement sélectionnés qu’ils forment désormais une espèce dégénérative. Morty remarque bien que tout ça n’a « rien de bizarre du tout », mais le vrai ressort comique vient d’ailleurs, de la gêne de Snowball, manifestement honteux de ce que sa civilisation a produit.
Une guerre civile absurde, puis un grand reset
À partir de là, le scénario bascule. Des humains élevés se révoltent contre les chiens, et Morty se retrouve embarqué dans une guerre civile dont il ne veut clairement pas. C’est même ce qui marche le mieux dans l’épisode, il traverse le chaos sans vraie conviction, comme quelqu’un tombé au mauvais moment dans une dispute de famille devenue apocalyptique.
Le pire vient de Snowball lui-même, qui tente de faire tuer Morty parce qu’il supporte mal l’idée d’être vu comme raciste envers les humains. Résultat, les deux se retrouvent face à face, puis finissent par se réconcilier. Trop tard pour leur monde, en gros. La société est dévastée.
Et c’est Rick qui remet tout d’aplomb en utilisant les drug worms de Jerry, déjà vus plus tôt dans l’épisode.
Pourquoi ce comeback compte, même s’il a peut-être tout dit
Depuis des années, Snowball flottait dans l’arrière-plan de Rick and Morty, comme une vieille idée jamais totalement exploitée. Là, il obtient enfin son épisode à lui, avec une logique tordue qui colle bien à l’ADN de la série.
Mais ce retour ressemble aussi à une conclusion. L’épisode prouve qu’il restait encore une bonne cartouche à tirer avec Snowball. Pas mal de chances, quand même, que la série le range ensuite pour longtemps. Ce qui compte surtout, c’est ailleurs, Rick and Morty montre qu’elle préfère réinterpréter son passé plutôt que courir après du neuf pour du neuf. À moyen terme, c’est peut-être ça, le vrai tournant de cette saison.