Pourquoi le premier trailer de Projet Dernière Chance révélait le secret majeur du film

Image d'illustration. Projet Dernière ChanceMetro-Goldwyn-Mayer / PR-ADN
La sortie de la première bande-annonce de "Project Hail Mary" a suscité des réactions chez les fans, beaucoup estimant qu’elle révèle prématurément l’élément le plus surprenant du film avec Ryan Gosling, compromettant ainsi une partie du suspense.
Tl;dr
- Rocky, l’extraterrestre, apparaît déjà dans la bande-annonce.
- La relation Rocky-Gosling, cœur du film.
- Effets spéciaux : marionnette et VFX s’entremêlent habilement.
Rocky en vedette dès la bande-annonce : un choix assumé
La sortie de la première bande-annonce du très attendu Projet Dernière Chance, à l’été 2025, n’a pas manqué d’interpeller les fans du roman d’Andy Weir. Leur surprise ? Découvrir dès les premières images Rocky, cet alien rocailleux et charismatique que croise le héros incarné par Ryan Gosling. Beaucoup auraient pu penser que son apparition constituerait un « twist » à préserver, pourtant l’équipe créative du film – les co-réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller, épaulés par le scénariste Drew Goddard – a fait un tout autre pari. Pourquoi ce choix ?
Révéler Rocky : une évidence pour l’équipe créative
Interrogé en mars 2026 par Den of Geek, Andy Weir s’est montré direct : selon lui, il était impossible de garder secrète cette « première rencontre » avec Rocky. « Il y a déjà des millions de lecteurs qui connaissent Rocky ; personne n’entrera dans la salle sans savoir qu’il existe, même si nous avions voulu le cacher dans les trailers. » Plus encore, il martèle que le cœur même de l’intrigue réside dans la relation entre Ryland Grace et Rocky. Pas question donc de reléguer le personnage au rang de simple ressort scénaristique.
L’alchimie Gosling-Rocky au service du récit
C’est précisément sur cette dynamique singulière que repose le film. D’ailleurs, Weir ne tarit pas d’éloges sur le duo formé par Lorde et Miller, reconnus pour leur capacité à insuffler de la vie à l’inanimé : « C’était fondamental de réussir Rocky ; je ne vois personne d’autre capable de faire aimer ce personnage au public. » Au final, toute l’émotion du long-métrage se cristallise autour du tandem Gosling-Rocky. On oublie rapidement que ce dernier est… une marionnette.
L’exploit technique : quand la marionnette défie le numérique
La création de Rocky doit beaucoup au talent du marionnettiste James Ortiz, habitué des planches new-yorkaises. Plutôt que d’abuser des images de synthèse, Ortiz a opté pour une approche résolument artisanale – facilitant une interaction authentique avec Gosling. Il confiait récemment à Variety ne pas vouloir laisser l’acteur « seul face à une créature sans visage ». Les répétitions sans costume ont permis aux deux comédiens de trouver ensemble les subtilités émotionnelles de chaque scène.
Le résultat ? Difficile, selon le superviseur VFX Paul Lambert (The New York Times), de différencier les séquences tournées avec la marionnette des passages retravaillés en numérique. Voici ce qui rend Rocky si crédible à l’écran :
- Mécanique complexe : pour reproduire gestes et émotions.
- Savoir-faire artisanal : Ortiz a modelé la personnalité touchante de Rocky.
- Cohésion avec Gosling : essentielle pour porter la charge émotionnelle du film.
Difficile de ne pas s’attacher à cette étrange créature venue d’ailleurs, bien plus qu’un simple effet visuel : elle est désormais indissociable du succès artistique et émotionnel de Projet Dernière Chance.