L’écrivain de science-fiction Andy Weir pointe un défaut majeur de la saga Star Trek

Image d'illustration. Star TrekParamount / PR-ADN
L’écrivain de science-fiction Andy Weir, connu pour ses analyses pointues de l’univers du genre, s’est récemment exprimé au sujet d’un aspect précis de la franchise Star Trek qui, selon lui, soulève un problème majeur.
Tl;dr
- Toute œuvre existe dans un contexte politique.
- Andy Weir minimise l’aspect politique de ses romans.
- La science-fiction mêle souvent message social et récit captivant.
Des œuvres inévitablement ancrées dans le politique
Si l’on en croit la formule souvent citée – « Toute œuvre est politique » – chaque création artistique s’inscrit, d’une manière ou d’une autre, dans un contexte marqué par le politique. Mais cette affirmation, qui a inspiré d’innombrables débats dans les milieux culturels, mérite sans doute d’être nuancée. Après tout, même un film tel que Sonic the Hedgehog 3, loin des grands pamphlets sociaux, met en scène un migrant sans papiers arrêté arbitrairement par l’armée américaine, ce qui n’est pas dénué de signification dans le climat actuel.
Andy Weir et la science-fiction : entre neutralité revendiquée et engagement implicite
C’est précisément cette complexité qui éclaire les propos tenus par Andy Weir lors d’un entretien avec Futurism. L’auteur de science-fiction affirmait à l’époque : « Je n’aime pas les commentaires sociaux », ajoutant ne pas intégrer de dimension politique ou sociale dans ses récits. Il précisait même que cela n’était pas lié à ses convictions personnelles : « En tant que fan de longue date de Star Trek, j’ai toujours été dérangé par l’idée qu’il y ait une “responsabilité” dans la série à aborder les enjeux sociaux. J’aimerais juste voir les Romuliens et la Fédération s’affronter. » Pourtant, il concède que chacun est libre d’aborder ces sujets comme il l’entend, estimant qu’aucune approche n’est fondamentalement erronée.
L’engagement sous-jacent des grandes sagas de science-fiction
En réalité, difficile d’ignorer que des franchises telles que Star Trek puisent leur force précisément dans leurs prises de position sociales et politiques affirmées. Certains reprochent à ces séries de privilégier le message au détriment du scénario – critique valable aussi pour nombre de films d’horreur contemporains. Mais tout dépend du regard porté sur l’œuvre. Ainsi, « Star Trek VI : Terre inconnue » aborde sans détour la question du vieillissement des idéaux face aux mutations du monde réel (allusions directes à la guerre froide), tout en restant un divertissement marquant pour bon nombre de spectateurs.
L’écriture d’Andy Weir sous le prisme du politique
Paradoxalement, les romans de Weir, bien qu’ils prétendent à la neutralité, sont porteurs de valeurs fondamentales : coopération internationale, foi dans la science et défense de chaque existence humaine – autant d’échos aux grands principes portés par Star Trek. Ses œuvres majeures comme « Seul sur Mars » ou « Projet Dernière Chance », récemment adapté au cinéma avec Ryan Gosling, illustrent parfaitement cette réalité. Finalement, la réussite du genre repose moins sur l’intensité du message que sur sa capacité à servir un récit vivant. Tant que la fiction captive — comme le fait « Andor » pour Star Wars ou « Lower Decks » pour Star Trek — pourquoi se priverait-on d’en tirer quelques enseignements ?
Le prochain rendez-vous avec cet univers est fixé au 20 mars 2026 avec la sortie en salles de « Projet Dernière Chance ».