Payday en série TV : l’arrivée de 50 Cent change vraiment la donne

La série Payday avance avec un renfort de poids : 50 Cent rejoint le projet comme producteur exécutif. Et ce n’est pas un détail.

Payday 3
Payday 3 — Starbreeze Studios / PR-ADN

En bref

  • 50 Cent rejoint la série Payday
  • Le projet n’a toujours ni chaîne ni showrunner
  • VICE Studios et Starbreeze visent une adaptation musclée

L’adaptation télé de Payday vient sans doute de trouver son vrai déclencheur. 50 Cent, via G-Unit Film et Television, rejoint le projet comme producteur exécutif. Et dans ce genre de dossier, ce n’est pas juste un nom à coller sur une affiche.

En mars, VICE Studios et Starbreeze Entertainment avaient déjà officialisé leur volonté de transformer la licence en série. Mais l’arrivée de 50 Cent, qui s’appelle aussi Curtis Jackson, donne une autre épaisseur au chantier. Vous ajoutez à ça son passé de producteur exécutif sur Power et BMF, et on comprend vite où le projet veut se placer, du côté du crime stylisé, frontal, très conscient de son énergie.

Un projet qui passe un cap

Curtis Jackson explique vouloir bâtir quelque chose de massif avec VICE Studios, une franchise nerveuse capable de pousser le genre du braquage plus loin. La formule peut sonner promo, bien sûr, mais elle colle assez bien à l’ADN de Payday.

Ce qui compte surtout, c’est le signal envoyé. Un projet d’adaptation avec ni scénariste, ni showrunner, ni diffuseur confirmé reste souvent dans une zone floue. Là, il gagne un producteur identifié à des récits criminels populaires. Résultat, le dossier paraît tout de suite moins théorique.

Pourquoi Payday colle naturellement à la télévision

Depuis son lancement en 2011 avec Payday: The Heist, la série de jeux s’est construite autour d’une idée simple et efficace, vous placer au cœur d’un braquage. En quinze ans, la franchise a enchaîné trois jeux principaux sur plusieurs plateformes et fédéré 50 millions de joueurs.

Mais ce n’est pas qu’une affaire de chiffres. Payday, ce sont des cambriolages conçus comme des séquences de cinéma, avec violence extrême, corruption, trahisons et montée en puissance permanente. En vue à la première personne, on incarne des braqueurs masqués affrontant les forces de l’ordre, avec des coups de plus en plus gros, des armes plus lourdes et une logique d’escalade qui, franchement, a déjà quelque chose d’une série pensée pour le binge-watching.

Une adaptation encore sans chaîne, mais avec une ligne claire

Pour l’instant, beaucoup manque encore. Pas de showrunner, pas de scénariste attaché, pas de réseau ou de plateforme annoncés. Mais les partenaires avancent avec un discours assez net.

Le patron de Starbreeze Entertainment, Adolf Kristjansson, résume l’esprit du jeu comme la fantaisie de réussir à s’en sortir, et insiste sur un point, ni son équipe ni G-Unit ne font dans la subtilité. Il dit en substance qu’il ne s’agit pas de jouer la prudence, mais de rendre justice à la franchise. Même tonalité chez Amy Powell, présidente de VICE Studios, qui voit dans Payday un monde hors des lignes et estime que G-Unit comprend ce qui fait battre la licence.

En parallèle, VICE Studios pousse aussi d’autres adaptations marquées, comme la série criminelle Capital avec Guy Ritchie, ou encore Flat Earth, tiré du roman d’Anika Jade Levy. Bref, Payday n’a pas encore d’écran où atterrir. Mais avec 50 Cent dans l’équation, la série vient de passer du fantasme de fans à un projet que l’industrie va regarder de beaucoup plus près.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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