Lyft étend son empire européen en rachetant Freenow

Image d'illustration. LyftADN
L'acquisition de Freenow à 197 millions de dollars par Lyft marque le début d’une nouvelle ère pour la mobilité urbaine transatlantique.
Tl;dr
- Lyft s’étend à l’Europe en rachetant Freenow, une plateforme européenne de taxis, pour près de 197 millions de dollars.
- Les applications Lyft et Freenow seront progressivement intégrées pour faciliter les réservations transatlantiques.
- L’acquisition garantit la pérennité des emplois et vise à accélérer la digitalisation et l’innovation dans la mobilité urbaine.
Lyft s’ouvre à l’Europe : une acquisition stratégique
Après avoir longtemps concentré ses activités sur le marché nord-américain, la plateforme de covoiturage et de mobilité urbaine Lyft franchit un cap majeur. Le groupe vient d’obtenir l’aval des autorités réglementaires pour conclure le rachat de Freenow, la société européenne de taxis opérant via application. Annoncée en avril dernier, cette opération – estimée à près de 197 millions de dollars – s’appuie sur un accord avec BMW et Mercedes-Benz. Pour la première fois, Lyft déploie ainsi son influence au-delà des frontières américaines.
Nouvelles synergies pour les utilisateurs
Pour les voyageurs, peu de bouleversements immédiats : le service Freenow continuera à fonctionner normalement dans les neuf pays et 180 villes européennes qu’il dessert. Cependant, une intégration des deux plateformes se profile à l’horizon. Selon Bloomberg, une transition fluide est prévue : les utilisateurs de passage aux États-Unis ou au Canada seront invités à télécharger l’application Lyft, et inversement pour les Nord-Américains en Europe. À terme, il deviendra possible de réserver un taxi depuis l’une ou l’autre application sans jongler entre elles.
Pérennité des emplois et ambitions numériques
Un point rassurant : aucun des quelque 600 salariés de Freenow ne serait menacé par cette reprise. Malgré un constat frappant — près de la moitié des réservations de taxis en Europe s’effectuent encore hors ligne —, la nouvelle entité compte bien accompagner le virage digital du secteur. En 2024, la branche taxi constituait déjà près de 90% du chiffre d’affaires de Freenow, ce qui restera « l’épine dorsale » du modèle économique selon ses dirigeants.
L’avenir : innovation et promesse d’évolution
Plusieurs mois auparavant, Freenow avait promis que cette fusion permettrait d’offrir une tarification plus cohérente, une mise en relation accélérée et toute une palette de nouveautés à ses usagers. Dans le sillage du numéro deux américain du VTC – qui poursuit également sa course vers les véhicules autonomes avec des partenaires tels que Mobileye, objectif 2025 –, cette expansion européenne dessine un nouvel équilibre dans la mobilité connectée mondiale. Reste à voir comment se positionnera la concurrence et si la clientèle adhérera massivement à ces évolutions promises.