L’un des piliers de Deep Space Nine a détesté son expérience sur The Next Generation

Image d'illustration. Star Trek Deep Space NineSyndication / PR-ADN
Figure incontournable de Deep Space Nine, l’un de ses principaux artisans a pourtant vécu une expérience difficile sur le tournage de The Next Generation, révélant ainsi les tensions et défis parfois méconnus au sein de la franchise Star Trek.
Tl;dr
- Ira Steven Behr jugeait « NextGen » trop rigide.
- Bonnes relations avec l’équipe, mais environnement créatif limité.
- A trouvé sa place avec « Deep Space Nine ».
Un parcours atypique dans la galaxie Star Trek
À travers les décennies, peu de scénaristes ont autant marqué l’univers de Star Trek qu’Ira Steven Behr. Si aujourd’hui son nom rime avec le souffle créatif de Deep Space Nine, son passage par la série-culte The Next Generation n’a pas laissé un souvenir impérissable à l’intéressé. Après des débuts discrets dans les années 1980 — on le retrouve au générique de programmes oubliés comme « Jessica Novak » ou encore « Bret Maverick » — c’est en 1984 que le scénariste décroche un vrai tournant avec la série « Fame ». Treize épisodes écrits, vingt-trois produits : une expérience qui forge et attire, quelques années plus tard, l’attention des producteurs de la franchise interstellaire.
L’envers du décor chez The Next Generation
Recruté pour la troisième saison de Star Trek: The Next Generation, période saluée par les fans pour son bond qualitatif, Ira Steven Behr s’installe alors dans ce qui semble être une formidable aventure. Pourtant, il confiera plus tard que l’ambiance au sein de la salle d’écriture n’était guère propice à l’épanouissement. En cause ? Un système jugé « trop réglementé », des consignes omniprésentes. Avec une pointe d’ironie teintée d’amertume, il évoque cette époque : « Même si tout le monde me regarde maintenant comme celui qui a travaillé avec Gene Roddenberry, je garde surtout le souvenir d’une créativité bridée par trop de règles et de micromanagement. »
Camaraderie et frustration : un équilibre fragile
Pour autant, tout n’était pas sombre durant cette saison charnière. L’auteur tient à souligner ses liens sincères avec ses collègues : Ron D. Moore, Rene Echevarria, Hans Beimler, ou encore Richard Manning. Selon lui, ces échanges donnaient lieu à quelques pépites narratives et à une complicité précieuse. Mais malgré ces amitiés professionnelles, le manque de liberté créative restait un frein insurmontable. Il admet sans détour : « Je n’ai jamais regretté d’être parti. Les moments partagés restent chers à mon cœur, mais je ne pouvais pas continuer dans cet environnement. »
Voici comment il résume ces conditions singulières, non sans humour :
- « J’appelais TNG le Connecticut de Star Trek : c’était coincé et convenu… J’aurais peut-être dû rester plus longtemps mais je me sentais piégé. »
L’éclosion sur Deep Space Nine
Ironie du sort : c’est grâce à sa complicité avec Michael Piller, autre architecte du mythe Trek, que la trajectoire d’Ira Steven Behr va bifurquer décisivement. Après plusieurs sollicitations et même quelques matchs de baseball entre amis, Piller finit par convaincre Behr de rejoindre la nouvelle série : il deviendra producteur puis showrunner sur Deep Space Nine. Libre enfin d’imprimer sa marque sur l’univers Star Trek, il contribuera durablement à redessiner les contours du space opera – là où il se sentait enfin chez lui.