L’épisode 7 de Spider-Noir ose enfin révéler le côté loufoque de Marvel

Image d'illustration. Spider-NoirAmazon / PR-ADN
Le septième épisode de Spider-Noir marque un tournant en proposant une séquence où l’univers souvent sombre de la série s’autorise une touche d’humour, révélant ainsi une facette plus légère de la franchise Marvel.
Tl;dr
- Épisode 7 apporte enfin de la légèreté à Spider-Noir.
- La série penche plus vers le pastiche noir que l’humour.
- La scène du bar révèle le potentiel ludique du show.
Une ambiance sombre qui peine à s’alléger
Dès les premiers épisodes, Spider-Noir s’installe dans une atmosphère pesante, loin de la jovialité caractéristique d’autres productions liées à Spider-Man. Empruntant largement aux classiques du film noir, la série multiplie les références — on pense notamment à Casablanca, mais aussi à des œuvres comme The Thin Man ou encore His Girl Friday, citées par son créateur Seth Uziel. Pourtant, si l’intention affichée était de conserver une part de divertissement, ce ton fun tant espéré semble s’être dilué dans les méandres de l’intrigue.
L’épisode 7 : un souffle nouveau inattendu
Jusqu’au septième épisode, le spectateur assiste principalement à la descente aux enfers d’hommes brisés, marqués par des expérimentations durant la Première Guerre mondiale. Les épisodes s’enchaînent sur fond de corruption, de trahison et d’ambiances dignes d’un vieux DVD de The Maltese Falcon. Le côté super-héroïque n’apporte qu’un vernis léger sur ce tableau tourmenté. Les rares tentatives d’humour ne déclenchent guère plus que quelques sourires polis.
Pourtant, tout bascule lors d’une séquence emblématique : après un début d’épisode morose, on retrouve Ben Reilly (Nicolas Cage) au comptoir d’un bar, affligé. Les habitués se moquent ouvertement de sa double identité. Exaspéré, il quitte la salle pour revêtir son costume du Spider, avant de revenir régler ses comptes dans une bagarre improvisée. Cette scène détonne grâce à une bande-son jazzy — « Sway » résonne — tandis qu’un Spider éméché lance avec fracas ses toiles au cri de « Web ! Web ! Web ! », collant ses adversaires aux murs. Quelques instants où la série ose enfin s’autoriser un brin de folie.
Un potentiel longtemps retenu ?
Cette parenthèse légère semble révéler ce que le showrunner ambitionnait pour Spider-Noir. Mais ce n’est qu’à l’orée du dernier tiers que le spectateur entrevoit réellement cette facette plus enjouée. À noter : malgré le retour vocal remarqué de Nicolas Cage, ce Ben Reilly diffère sensiblement du personnage qu’il incarnait dans « Spider-Man: Into the Spider-Verse », venant ainsi étoffer l’idée des univers parallèles.
Même si tous les épisodes sont déjà disponibles sur Prime Video et MGM+, ce n’est qu’au détour du septième que la série daigne esquisser un sourire — et laisse entrevoir le plaisir qu’elle aurait pu insuffler davantage.