Revenus du web : trois voies simples pour rester dans les clous

Blog, pub en ligne, prestations web : plusieurs cadres existent pour déclarer ses revenus. Tout dépend surtout de leur régularité et du statut visé.

Salarié devant un budget à l’écran
Image d'illustration. Trois pistes pour tenir son budget. — ADN

En bref

  • Des gains ponctuels vont en case BIC
  • Une activité suivie peut passer en indépendant
  • Le portage salarial évite la gestion

Un site, un blog, un peu de revenus Internet, et la même question qui revient vite, comment les rendre légaux sans se perdre dans l’administratif ? La réponse dépend surtout d’un point très concret, la fréquence des gains. Une rentrée d’argent une ou deux fois par an ne se traite pas comme une vraie activité suivie.

Tout commence par une question simple

Si vos recettes restent ponctuelles, la voie la plus directe consiste à les reporter sur votre déclaration de revenus, dans la case BIC. En clair, pour un gain occasionnel, il n’est pas forcément question de monter toute une structure. Pas de quoi paniquer.

Le contraste est là. On parle du même argent gagné en ligne, mais pas du même niveau d’activité. Et c’est ce qui change tout.

Créer une activité, quand le web devient régulier

Quand les revenus deviennent plus installés, le statut de travailleur indépendant entre logiquement dans l’équation. Le texte rappelle un point utile, l’inscription est gratuite et elle permet d’obtenir un numéro d’immatriculation.

Dit autrement, on ne parle plus ici d’un simple appoint déclaré une fois dans l’année, mais d’une activité qui mérite son cadre propre. C’est plus sérieux, mais aussi plus cohérent si le web commence vraiment à payer.

Le portage salarial, l’option la plus confortable

Il y a aussi une solution franchement pratique pour ceux qui veulent facturer sans gérer une entreprise, le portage salarial. Le principe est simple, vous devenez salarié d’une société de portage, vous réalisez vos sites ou vos prestations pour des clients, puis ces clients règlent leurs honoraires à la société.

Ensuite, la société vous reverse les revenus sous forme de salaire. Vous recevez des fiches de paie, vous cotisez pour la retraite et le chômage, et vous gardez les avantages du statut de salarié tout en restant indépendant dans votre activité. Clairement, l’exécution a le mérite d’être lisible.

Le texte cite Webportage, présenté comme un acteur qui accepte des profils vivant de la publicité en ligne, du webdesign, de la création de sites, du référencement, de la rédaction de contenu, du webmarketing, de la téléprospection et, plus largement, des prestations de services en télétravail.

L’auto-entrepreneur arrive dans le débat

Une autre piste est mentionnée, le statut d’auto-entrepreneur, alors lié à la nouvelle loi des finances. L’idée, c’est de permettre un cumul entre une activité principale, par exemple salarié, et une activité secondaire comme celle d’un blogueur.

Le texte précise que ces dispositions devaient normalement entrer en application à partir du 1er janvier 2009. Et la mesure visait large, avec les salariés, les retraités et les fonctionnaires.

Au fond, vous avez trois logiques. Déclarer un gain rare, créer une activité si ça devient régulier, ou passer par le portage si vous voulez la simplicité.

Vos questions, nos réponses

À partir de quand faut-il éviter la simple déclaration en BIC ?

Le critère donné ici, c’est la régularité. Si vous touchez de l’argent seulement une ou deux fois par an, la déclaration en BIC suffit selon le texte. Dès que l’activité devient suivie, avec des revenus qui reviennent, il devient plus cohérent de passer sur un cadre d’activité dédié.

Le portage salarial, ça change quoi au quotidien ?

Le gros changement, c’est la gestion. Vous ne facturez pas directement en votre nom comme une entreprise classique, c’est la société de portage qui encaisse les honoraires de vos clients puis vous les reverse sous forme de salaire. Vous récupérez donc des fiches de paie et les cotisations associées, ce qui rend l’ensemble beaucoup plus simple à piloter.

Quels métiers du web sont concernés par l’exemple cité ?

L’exemple donné autour d’Webportage couvre pas mal de prestations à distance. On y retrouve la publicité en ligne, la création de sites, le webdesign, la rédaction, le référencement, le webmarketing ou encore la téléprospection. En gros, l’idée est d’inclure les services web réalisables en télétravail.

Le statut d’auto-entrepreneur était pensé pour qui ?

D’après le texte, il devait permettre de cumuler une activité principale et une activité secondaire en ligne. Il concernait un public large, avec les salariés, les retraités et les fonctionnaires. L’intérêt mis en avant est simple, donner un cadre plus léger à une activité complémentaire comme un blog ou une prestation web.

Benjamin Romei

Spécialiste Tech

Depuis 2007, j'écris sur Begeek.fr, principalement sur la tech, l'IA et la fintech.

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