Le réalisateur de ce film culte des années 90 avoue s’être inspiré d’Alien
Le réalisateur d’un film de science-fiction culte des années 1990 reconnaît aujourd’hui s’être inspiré de manière flagrante du classique Alien. Cette confession relance le débat sur l’originalité et l’influence dans l’industrie cinématographique.
Tl;dr
- La mort choc de Samuel L. Jackson inspirée par Alien.
- Deep Blue Sea, un classique culte du film de requins.
- Le réalisateur Renny Harlin assume l’hommage à la saga Alien.
Une inspiration assumée venue d’Alien
Si certains films marquent à jamais l’histoire du cinéma, leurs influences traversent les décennies pour ressurgir là où on les attend le moins. C’est précisément ce qui s’est produit avec Deep Blue Sea, ce thriller aquatique réalisé par Renny Harlin à la fin des années 1990. En revisitant récemment la genèse du film dans un entretien accordé à Empire, le cinéaste n’a pas caché avoir puisé une séquence clé dans le mythique Alien de Ridley Scott. Un hommage direct à l’effet de surprise qui avait saisi les spectateurs en 1979.
L’art du choc : Samuel L. Jackson et le “twist” inattendu
Mais alors, quel moment précis a-t-il « emprunté » ? Tout simplement la disparition brutale d’un personnage en apparence indéboulonnable. Pour Deep Blue Sea, c’est le rôle campé par Samuel L. Jackson qui en fait les frais : alors qu’on croit tenir là le leader, il se fait dévorer sans préavis par un requin génétiquement modifié. Un clin d’œil avoué à la scène où Tom Skerritt se fait éliminer dans le huis clos spatial d’Alien. Comme l’explique Harlin : « Le public s’attendait à ce que Sam soit le héros, et tout d’un coup… il disparaît. Cela renverse toutes les attentes et captive instantanément la salle. »
La technique n’est pas nouvelle ; elle remonte même à Hitchcock et sa célèbre séquence de douche dans Psychose. Plus tard, Wes Craven s’en emparera dans Scream, où Drew Barrymore disparaît dès l’ouverture.
Culte malgré tout : des requins, un casting solide et une audace B-movie
Ce choix narratif a contribué à forger la réputation de Deep Blue Sea. Si le film aligne des figures montantes comme Thomas Jane, Saffron Burrows, ou encore LL Cool J, il ne se contente pas seulement de capitaliser sur la notoriété de son casting. Le scénario suit une équipe scientifique confrontée à des requins dont l’intelligence – accrue artificiellement – menace tout ce petit monde confiné sous l’océan.
Dans un registre presque jubilatoire propre au genre, Harlin ne recule devant aucune exubérance pour entretenir la tension :
- Morts spectaculaires et imprévues.
- Bases sous-marines assiégées.
- Agressivité animale poussée à son paroxysme.
Bilan critique et héritage inattendu
Curieusement, cette approche a été saluée : avec un score Rotten Tomatoes de 60 %, la presse souligne ses « B-movie thrills ». Malgré une carrière marquée par des hauts et des bas — citons l’échec retentissant de Cutthroat Island, ou les succès plus nuancés comme A Nightmare on Elm Street 4: The Dream Master —, Harlin prouve ici qu’il maîtrise l’art du spectacle populaire. Il signe ainsi une œuvre devenue culte auprès des amateurs du genre, bien loin d’être engloutie par l’oubli réservé aux autres films de requins des années 1990.