En bref
- Universal n’a pas annoncé Jurassic World 5
- Rebirth a pourtant très bien marché
- La suite dépend d’une idée vraiment neuve
Près de 799 millions d’euros récoltés dans le monde, pour un budget d’environ 166 millions d’euros (180 millions de dollars). Et malgré ça, toujours rien d’officiel pour Jurassic World 5. Le contraste surprend, surtout pour une saga aussi précieuse pour Universal.
Un carton sans feu vert officiel
Trois ans après la fin du cycle mené par Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, Jurassic World Rebirth aurait pu servir de rampe de lancement évidente. À la place, le studio garde le silence. Aucune annonce, aucun calendrier confirmé, alors que des rumeurs évoquaient déjà des retours possibles de Scarlett Johansson, Mahershala Ali ou Jonathan Bailey.
Ce mutisme est d’autant plus notable que le film a trouvé son public. La presse a été tiède, avec 50 % sur Rotten Tomatoes, mais le public a répondu présent, 70 % d’avis favorables et un B au CinemaScore. En gros, les critiques n’ont pas adoré, mais les spectateurs ont suivi, et c’est ce qui compte pour une franchise de cette taille.
Le vrai problème n’est plus l’argent
Ce qui bloque n’a donc pas grand-chose à voir avec la rentabilité. Le sujet, c’est plutôt l’histoire. Après l’île secrète, après la piste des dinosaures dans le monde moderne, la saga arrive à un point où refaire la même chose serait une mauvaise idée. Et là, Universal semble prendre son temps, ce qui n’est pas absurde.
Le titre supposé Jurassic World: Liberation a d’ailleurs été rapidement démenti. Bon signe, quand même. Pendant des années, la franchise a souvent donné l’impression d’annoncer la suite avant même d’avoir totalement réglé le film précédent. Cette fois, la prudence peut éviter une suite automatique sans vraie direction.
Une piste existe déjà dans Rebirth, avec les échantillons sanguins récupérés par le nouveau trio. Pas encore une promesse, mais au moins un point de départ possible pour autre chose qu’un simple retour au parc.
2028 reste plausible, mais rien n’est verrouillé
Si Universal conserve son rythme de trois ans entre deux volets, une sortie à l’été 2028 tient la route. Encore faut-il lancer la machine assez vite, comme ce fut le cas pour Rebirth.
Reste une inconnue importante, le retour ou non de Gareth Edwards derrière la caméra. Même flou pour le casting récent. La logique pousserait à retrouver cette équipe, mais pour l’instant, ce n’est qu’une hypothèse.
Une saga encore portée par ses grandes scènes
Ce qui sauve encore la série, c’est sa capacité à livrer de vraies images de blockbuster. Le T. rex sur un navire, l’apparition du Titanosaure, ce genre de séquences suffit à rappeler pourquoi le public reste attaché à Jurassic World malgré les défauts d’écriture et la tentation des hybrides exotiques.
Résultat, la suite semble probable. Mais pour une fois, elle ne devra pas seulement exister. Elle devra justifier son existence.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi le score critique n’a-t-il pas empêché le succès de Rebirth ?
Parce qu’une franchise comme Jurassic World ne repose pas uniquement sur l’accueil de la presse. Le bouche-à-oreille du public, la puissance de la marque et l’attrait du spectacle pèsent souvent plus lourd, surtout à l’échelle mondiale.
Le budget plus bas change-t-il vraiment la donne ?
Oui. Un film qui coûte moins cher a besoin d’un seuil de rentabilité moins élevé. Ici, le fait que Rebirth n’atteigne pas le milliard pèse moins que sur les précédents épisodes, justement parce que la dépense initiale était plus contenue.
Que signifie le B au CinemaScore ?
Le CinemaScore mesure la réaction du public à chaud, à la sortie des séances. Un B n’est pas un triomphe absolu, mais cela reste une note solide pour un blockbuster, surtout combinée à un bon score public ailleurs.
Pourquoi l’idée d’une nouvelle intrigue est-elle si importante ?
Parce qu’une saga peut survivre à des critiques moyennes, mais beaucoup moins facilement à une impression de répétition. Si Universal veut relancer durablement la machine, il faut autre chose qu’un décor familier avec quelques dinos en plus.