La saison 5 de For All Mankind réunit à l’écran des stars inattendues du prestige TV

La cinquième saison de la série For All Mankind réserve une surprise inattendue aux amateurs de séries télévisées, en réunissant à l’écran des acteurs emblématiques issus d’autres grands succès du petit écran, pour un moment inédit.

For All Mankind
Image d'illustration. For All Mankind — Apple TV / PR-ADN

Tl;dr

  • Nouvelle enquête criminelle sur Mars dans la saison 5.
  • Réunion des acteurs de The Killing dans l’intrigue.
  • La série imagine un monde alternatif sans streaming ni crise climatique.

Un tournant meurtrier pour la conquête spatiale

Cinq saisons après ses débuts, For All Mankind reste l’une des pépites de la science-fiction chez Apple TV. Cette uchronie ambitieuse repousse les frontières du possible en imaginant un monde où la course à l’espace n’a jamais connu de répit. Résultat : une société dominée par le progrès scientifique, où la fusion nucléaire alimente la planète, les véhicules électriques circulent dès la fin du XXe siècle et le spectre du réchauffement climatique s’est évaporé.

Mais ce n’est pas tout. Dans cet univers, le streaming n’a jamais supplanté les anciens modes de consommation. À la place, une boutique Blockbuster s’affiche fièrement… sur la Lune ! Et tandis que Mars accueille une colonie humaine florissante, les conflits restent omniprésents : catastrophes majeures, rivalités héritées de la guerre froide et — depuis peu — appétit insatiable des grandes entreprises.

L’affaire Boyd : un clin d’œil inattendu à The Killing

La cinquième saison innove en plongeant cette saga spatiale dans l’univers du polar. Dès le premier épisode, intitulé « First Light », un corps est découvert sur Mars. L’arrestation de Lee Jung-Gil, proche du vétéran Ed Baldwin, semble apporter une réponse expéditive. Mais tout bascule avec l’entrée en scène de Celia Boyd, membre de la Peacekeeper Security Force incarnée par Mireille Enos.

Détail savoureux pour les amateurs de séries : Enos partageait déjà l’affiche avec Joel Kinnaman (Ed Baldwin) dans le thriller acclamé The Killing. Leur duo y menait des enquêtes brumeuses à Seattle, explorant chaque recoin d’une ville rongée par les secrets.

The Killing : influences et références assumées

Pour ceux qui auraient manqué ce phénomène du début des années 2010, rappelons que The Killing, adaptation d’un succès danois (« Forbrydelsen »), a imposé sa marque grâce à son atmosphère sombre et ses rebondissements à répétition. Le slogan marquant – « Qui a tué Rosie Larson ? » – faisait écho aux campagnes cultes comme celle de « Twin Peaks ». Si aucun élément surnaturel ne trouble l’enquête, le suspense et la tension psychologique n’ont jamais faibli durant les quatre saisons (la dernière diffusée sur Netflix après deux annulations).

Aujourd’hui, voir ces deux interprètes au cœur d’une nouvelle intrigue martienne amuse autant qu’il intrigue. À vrai dire, il ne manquerait qu’une confrontation directe entre Celia Boyd et Ed Baldwin pour faire vibrer définitivement la fibre nostalgique.

L’avenir spatial sur Apple TV+

Avec cette orientation résolument policière et ses clins d’œil malicieux à l’histoire des séries nordiques puis américaines, For All Mankind démontre qu’elle n’a rien perdu de son audace narrative. La série continue d’explorer ce que serait notre monde si nos choix collectifs avaient bifurqué vers davantage de science… quitte à y semer, désormais, le doute et le crime.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

X Tous ses articles →
Sujets
For All Mankind Séries TV

Lisez Begeek en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.