La saison 3 de House of the Dragon confrontée à un défi après A Knight of the Seven Kingdoms

Image d'illustration. House of the DragonHBO / PR-ADN
Après le succès rencontré par la série dérivée "A Knight of the Seven Kingdoms", la saison 3 de "House Of The Dragon" se retrouve confrontée à une attente accrue du public et doit relever le défi de maintenir l'intérêt des fans.
Tl;dr
- « House of the Dragon » souffre d’un manque de héros attachants.
- La saison 3 s’annonce sombre, sans réel personnage à soutenir.
- « A Knight of the Seven Kingdoms » attire par son optimisme et son héros positif.
Un univers en mutation : l’ombre de Ser Duncan plane sur Westeros
À peine la deuxième saison de House of the Dragon achevée, une impression persistante se dégage chez de nombreux téléspectateurs : malgré des intrigues toujours aussi prenantes, la série peine à recréer ce lien affectif qui poussait autrefois le public à s’identifier à ses protagonistes. Là où Game of Thrones savait manier une galerie de personnages aussi complexes que variés, offrant parfois quelques âmes nobles pour contrebalancer la noirceur ambiante, sa « préquelle » plonge davantage dans la tragédie pure. Le destin inéluctable des Targaryen s’y écrit avec du sang et des cendres, chaque membre du clan semblant voué tôt ou tard à commettre l’irréparable.
L’espoir incarné : quand la chevalerie ravive l’intérêt
Dans ce climat pesant surgit un nouvel espoir, presque inattendu : A Knight of the Seven Kingdoms. La future adaptation du roman éponyme promet un contraste saisissant avec le ton morose et fataliste de House of the Dragon. Elle met au centre de son récit un personnage rare à Westeros : un vrai gentil. Car Ser Duncan le Grand — campé par Peter Claffey — tranche radicalement avec les figures habituelles du pouvoir. C’est un homme simple, parfois candide, mais surtout profondément droit et bienveillant, entouré d’amis eux-mêmes portés par une sincère envie de bien faire.
L’identité des deux séries : duel d’atmosphères et d’attentes
Pour certains fans, il ne s’agit plus seulement de choisir entre Team Black ou Team Green — partisans respectivement de Rhaenyra (Emma D’Arcy) ou Alicent (Olivia Cooke). Au fond, personne n’incarne vraiment dans House of the Dragon ce souffle héroïque qui donnait jadis toute sa saveur à l’univers imaginé par George R.R. Martin. Les joutes politiques s’apparentent désormais au choix du « moindre mal », là où le spectateur rêve parfois d’un engagement plus franc pour un idéal.
En attendant la saison 3 – qui promet déjà son lot de morts emblématiques, de dragons furieux et de familles fracturées – une question demeure : après avoir goûté à l’humanité chaleureuse et teintée d’optimisme d’un Dunk le Grand, le public aura-t-il encore envie de vibrer pour des intrigues dominées par cynisme et violence ?
L’avenir : vers une nouvelle ère télévisuelle à Westeros ?
Derrière ces évolutions se cache peut-être une transformation plus profonde des attentes envers les séries issues du monde de Westeros :
- Chercher un héros véritablement inspirant plutôt qu’un anti-héros fataliste ;
- Savourer la légèreté bienvenue entre deux batailles épiques ;
- S’attacher enfin à des valeurs positives rarement mises en avant jusque-là.
Face à l’arrivée fracassante de A Knight of the Seven Kingdoms, même les dragons pourraient finir par sembler moins spectaculaires que l’éclat tranquille d’une simple épée tenue par un homme juste.