La pub Jurassic Park de Xfinity au Super Bowl joue la carte de la nostalgie

Image d'illustration. Xfinity Jurassic ParkXfinity / PR-ADN
La publicité de Xfinity diffusée lors du Super Bowl, inspirée de l’univers Jurassic Park, visait à raviver la nostalgie des spectateurs, mais le résultat a suscité de nombreuses réactions négatives, pointant une exécution maladroite et déroutante.
Tl;dr
- Publicité Xfinity au Super Bowl vivement critiquée.
- Mauvaise utilisation de « Jurassic Park » et des technologies numériques.
- Les stars du film accusées de vendre leur image sans scrupule.
Une publicité au Super Bowl qui fait grincer des dents
Lorsqu’une entreprise comme Comcast décide d’investir des sommes colossales pour diffuser une publicité lors du Super Bowl, la question se pose : comment justifier un tel budget ? La réponse, pour beaucoup, consiste à créer un spot marquant, destiné à capter l’attention et à imprimer les esprits. Mais cette année, avec sa publicité Xfinity inspirée de « Jurassic Park », le géant américain semble avoir surtout déclenché une vague de perplexité… voire de consternation.
L’hommage maladroit à Jurassic Park
Dans le clip diffusé, on découvre les personnages emblématiques du film – Dr. Alan Grant, Dr. Ellie Sattler et Dr. Ian Malcolm – rajeunis numériquement grâce aux dernières avancées technologiques. Leur mission ? Profiter sereinement du parc, cette fois sécurisé par les services numériques de Xfinity. L’électricité restaurée, les clôtures électriques empêchent tout incident majeur… et nos héros prennent désormais la pose pour des selfies devant les T-rex, tout en lançant des phrases embarrassantes telles que « Wi-fi finds a way ». Ce choix scénaristique laisse pantois : non seulement il détourne le message originel du film – une mise en garde contre l’excès de confiance dans la technologie – mais il verse aussi dans une forme de récupération jugée particulièrement maladroite.
Des choix artistiques contestés et une réception glaciale
La réalisation porte la signature de Taika Waititi, déjà critiqué pour ses derniers travaux cinématographiques. Aux côtés de lui, les acteurs historiques (Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern) semblent s’être prêtés au jeu avant tout pour le cachet : difficile de ne pas s’interroger sur leur motivation ou leur rapport à leur propre image publique. Les détracteurs dénoncent :
- L’utilisation excessive du numérique, qui confère aux personnages une apparence artificielle.
- Un scénario éloigné de l’esprit original et jugé peu inspiré.
L’industrie face à ses contradictions
Ironie du sort, alors que le chef de marque d’Universal Entertainment, David O’Connor, affirme vouloir « célébrer l’héritage de Jurassic Park auprès d’une nouvelle génération grâce à la technologie moderne », beaucoup y voient au contraire l’introduction la plus désastreuse possible à cet univers mythique. À force d’associer des icônes culturelles à des produits via des clins d’œil appuyés – on se souvient que Xfinity avait déjà tenté l’expérience avec « E.T. » –, la frontière entre hommage et récupération commerciale semble aujourd’hui plus floue que jamais.
Cette publicité pourrait bien devenir un cas d’école sur ce qu’il ne faut pas faire lorsque l’on manipule les références du patrimoine cinématographique mondial pour vendre sa marque.