Kathleen Kennedy révèle les raisons de l’abandon de la trilogie Star Wars signée Rian Johnson

Image d'illustration. Star WarsADN
Kathleen Kennedy, présidente de Lucasfilm, a récemment levé le voile sur les raisons pour lesquelles la trilogie Star Wars confiée à Rian Johnson n’a finalement jamais vu le jour, revenant sur les coulisses et les obstacles rencontrés par le projet.
Tl;dr
- Kathleen Kennedy quitte la présidence de Lucasfilm.
- Les réactions négatives ont freiné certains projets Star Wars.
- La toxicité des fans a été un enjeu majeur.
Départ officiel et bilan contrasté à la tête de Lucasfilm
C’est désormais acté : après plus d’une décennie aux commandes de Lucasfilm, Kathleen Kennedy amorce sa transition vers la sortie. Nommée par George Lucas pour insuffler une nouvelle énergie à l’univers Star Wars, elle aura traversé tempêtes créatives et polémiques, laissant derrière elle un bilan qui continue d’alimenter débats et analyses.
Lourdeurs du fandom et défis contemporains
Diriger une saga aussi culte dans le paysage du divertissement, c’est aussi devoir composer avec les ardeurs d’une communauté particulièrement investie. Les crispations autour de certains épisodes, notamment « The Last Jedi », témoignent d’un climat devenu électrique à l’ère des réseaux sociaux. La productrice ne s’en cache plus : « Je suis franche, surtout avec les femmes qui rejoignent la franchise car elles sont injustement prises pour cible », confie-t-elle, pointant du doigt une minorité très vocale mais dont l’influence reste disproportionnée.
Impossible, à ce sujet, de passer sous silence les attaques subies par plusieurs acteurs et actrices emblématiques — citons notamment Daisy Ridley, Kelly Marie Tran ou encore John Boyega. L’empreinte parfois toxique de certaines franges du public se révèle être un défi de taille pour toute la galaxie Star Wars.
Projets avortés et pressions inédites sur les créateurs
Ce climat délétère n’a pas épargné les cinéastes. Plusieurs projets majeurs ont capoté en cours de route : l’éviction remarquée de Phil Lord et Chris Miller sur « Solo », ou celle de Colin Trevorrow, initialement prévu pour conclure la trilogie avec « Episode IX ». Mais c’est peut-être le cas du réalisateur Rian Johnson, censé piloter une trilogie inédite, qui illustre le mieux ce malaise. Si l’intéressé avance des raisons personnelles — priorité donnée à « Knives Out » —, Kennedy avance une lecture différente : « Puis il a eu peur face à la négativité en ligne… Je pense qu’il a réalisé un des meilleurs Star Wars, mais il a été ébranlé. »
Pour préparer celles et ceux tentés par l’aventure galactique, Kennedy prévient toujours : une carapace solide est indispensable. À ses yeux, il ne sert à rien de se lancer sans s’y préparer : « Tout ce qu’on peut faire, c’est croire en notre travail… Mais si tu es trop nerveux face aux critiques, alors il vaut mieux ne pas y aller. »
L’avenir sous surveillance et attentes renforcées
Au terme d’un règne tourmenté où ni les succès ni les erreurs n’auront manqué, le flambeau passe désormais entre les mains de figures comme Dave Filoni et Lynwen Brennan. La question reste entière : sauront-ils mieux protéger leurs talents face à une communauté parfois imprévisible ? L’histoire jugera – mais tous espèrent que ces leçons profiteront aux générations futures.