Impulse : la suite inattendue de Jumper

Image d'illustration. ImpulseYouTube / PR-ADN
Si le film Jumper a été un flop critique, la série dérivée Impulse a reçu un accueil plus positif avant son annulation.
Tl;dr
- Hayden Christensen a incarné David Rice dans Jumper (2008), un film de science-fiction mal accueilli et vite oublié.
- L’univers de Jumper a été prolongé par la série Impulse (2018) sur YouTube Premium, centrée sur Henrietta « Henry » Coles découvrant ses pouvoirs.
- Malgré un accueil critique plus favorable, Impulse a été arrêtée après deux saisons, laissant l’univers original inachevé.
De l’ombre de Jumper à l’élan d’Impulse
Quand on évoque le nom de Hayden Christensen dans les années 2000, deux sagas cinématographiques surgissent naturellement à l’esprit. Pourtant, en dehors de ses performances dans la prélogie Star Wars, c’est aussi dans le film de science-fiction Jumper que l’acteur s’est illustré. Sorti en 2008, ce thriller – où il incarne David Rice, capable de se téléporter – voyait également la participation de Samuel L. Jackson, chef impitoyable des Paladins, un groupe religieux pourchassant ces « jumpers ». Malgré un potentiel certain, le film n’a pas réussi à s’imposer : accueilli froidement par la critique et éclipsé par les mastodontes du genre comme Iron Man ou The Dark Knight, il est vite tombé dans l’oubli.
L’univers étendu : la surprise Impulse
Ce relatif échec au box-office n’a pourtant pas condamné l’univers imaginé par Steven Gould. L’auteur du roman original à l’origine de Jumper a vu son œuvre prolongée sous une forme inattendue. En 2018, la série Impulse, exclusive à YouTube Premium (anciennement YouTube Red), fait son apparition. Ici, aucun retour de Christensen : on découvre une nouvelle héroïne, Henrietta « Henry » Coles (interprétée par Maddie Hasson). L’intrigue s’émancipe clairement du long-métrage : exit David Rice, place à une adolescente tourmentée découvrant sa capacité à « jumper » lors d’un traumatisme violent.
Diversité narrative et réception critique
Contrairement au film dont elle partage l’univers, Impulse emprunte un ton plus sombre et psychologique. Dès ses premiers épisodes, la série aborde frontalement les conséquences personnelles et physiques de la découverte du pouvoir chez Henry : crises d’angoisse, déclenchement accidentel lors d’une tentative d’agression… Certains aspects du récit rappellent le livre dont elle porte le titre (le troisième volet écrit par Gould), mais l’adaptation ne conserve qu’une parenté thématique avec ce dernier. Il faut signaler que là où le film fut malmené par la presse, la série reçoit quant à elle un accueil sensiblement plus positif.
Bilan mitigé pour un univers inachevé
Le succès relatif d’Impulse, qui s’est vue offrir une seconde saison en 2019 avant d’être annulée, laisse planer une ombre sur la pérennité de cet univers. Ni le film ni ses suites envisagées n’ont abouti au cinéma ; quant à la série, elle demeure à ce jour la seule extension tangible de cet imaginaire pourtant foisonnant. Ainsi va parfois le destin des franchises : elles persistent là où on ne les attendait plus, mais s’interrompent sans vraiment révéler tout leur potentiel.