Il y a 27 ans, Star Trek signait un épisode culte, né d’un imprévu sur le tournage

Image d'illustration. Star Trek VoyagerUPN / PR-ADN
Il y a 27 ans cette semaine, un épisode marquant de Star Trek voyait le jour, porté par une difficulté imprévue sur le plateau. Cet incident inattendu a contribué à faire de ce moment l’un des plus mémorables de la série.
Tl;dr
- Un incendie a forcé un épisode culte de Voyager.
- L’épisode « Bride of Chaotica! » se déroule presque entièrement sur le holodeck.
- Une improvisation créative due à l’impraticabilité du plateau principal.
Quand le hasard s’invite dans la légende de Star Trek
Il arrive parfois qu’un imprévu bouleverse à jamais l’histoire d’une série, et ce fut précisément le cas pour Star Trek: Voyager. On se souvient de répliques improvisées devenues cultes comme le « I know » de Han Solo ou du célèbre monologue « tears in the rain » de Roy Batty. Mais, dans l’univers de la science-fiction télévisée, un événement fortuit a propulsé un épisode de Voyager au rang d’incontournable.
L’accident qui a tout changé
Retour en octobre 1998 : lors d’un banal shooting promotionnel sur le plateau du vaisseau, une ampoule explose. Un peu de poussière s’enflamme, et soudain, c’est tout le pont principal du Voyager qui devient inutilisable, entre fumée et dégâts d’eau causés par les sprinklers. L’équipe doit composer avec l’urgence. Robert Duncan McNeill (alias Tom Paris) se souvient même avec humour que leur déjeuner était perdu dans la bataille. Si Robert Picardo – non sans plaisanter – s’est attribué la responsabilité avec son cigare fictif, c’est bien ce court-circuit qui met toute la production au défi.
« Bride of Chaotica! » : un joyau né du chaos
Face à ce contretemps matériel, les scénaristes menés par Bryan Fuller, futur créateur de Hannibal, imaginent une échappatoire narrative : enfermer tout l’équipage presque exclusivement sur le holodeck. Ainsi naît « Bride of Chaotica! », douzième épisode emblématique de la saison 5 diffusé en janvier 1999. Ce huis clos haut en couleur fait basculer la série dans un hommage décalé aux serials pulp façon Buck Rogers, avec des références appuyées à Ming l’Impitoyable et des décors noir et blanc évoquant une science-fiction rétro assumée.
Culte malgré lui… ou grâce à lui ?
Le génie de cet épisode réside autant dans son concept que dans sa contrainte initiale : limiter au maximum les scènes sur le pont pour tourner principalement sur le décor intact du holodeck. Résultat ? Une fantaisie où l’on voit Janeway endosser le rôle d’une impayable méchante de space opéra – performance saluée unanimement par les fans et la critique. Impossible d’imaginer aujourd’hui l’histoire de Star Trek: Voyager sans cet accident providentiel : preuve qu’en fiction comme ailleurs, les plus belles trouvailles naissent parfois… du chaos.