Il y a 17 ans, un épisode redouté comme le dernier voyait le jour dans cette œuvre culte de science-fiction

Image d'illustration. Battlestar GalacticaBattlestar Galactica
Il y a 17 ans jour pour jour, une série de science-fiction emblématique diffusait un épisode qui a marqué ses acteurs. À l’époque, beaucoup redoutaient qu’il s’agisse du dernier, tant l’incertitude pesait sur la poursuite du programme.
Tl;dr
- Un épisode clé a failli interrompre Battlestar Galactica.
- La grève des scénaristes a semé l’incertitude totale.
- L’émotion sur le plateau a marqué la production à jamais.
Un tournant dramatique pour la série culte
Si les coulisses de la science-fiction ont souvent leur lot d’épisodes houleux, peu d’expériences égalent l’intensité vécue par l’équipe de Battlestar Galactica lors de la réalisation de « Sometimes a Great Notion ». Diffusé il y a désormais dix-sept ans, cet épisode marquant aurait bien pu signer la fin prématurée du reboot imaginé par Ronald D. Moore. Le 16 janvier 2009, alors que la quatrième et dernière saison de la série phare de SyFy (alors encore baptisée « Sci-Fi Channel ») reprenait après une longue pause, l’ambiance en coulisses frisait l’apocalypse.
La menace d’une grève historique
Pour comprendre cette atmosphère délétère, il faut remonter à la fameuse grève de la Writers Guild of America (WGA), entre 2007 et 2008. Un contexte inédit qui a bouleversé l’industrie télévisuelle américaine. Sur le plateau, tout se jouait à un fil : le script de « Sometimes a Great Notion » fut finalisé in extremis, quelques heures seulement avant que les scénaristes n’arrêtent officiellement le travail. Selon plusieurs témoignages, dont celui du coscénariste David Weddle, l’autorisation définitive pour tourner fut donnée la veille du premier clap – une chance inespérée.
Tensions extrêmes et improvisations inattendues
Face à ce climat anxiogène, le moral des troupes était au plus bas. L’idée que SyFy puisse annuler purement et simplement la série en cas d’arrêt prolongé hantait tous les esprits. L’acteur principal, Edward James Olmos, n’hésitait pas à confier à ses collègues : « C’est la fin, je crois qu’on le sent tous… On ne reviendra pas. » Ce pressentiment donna une intensité émotionnelle palpable lors du tournage des adieux bouleversants à certains personnages majeurs. La tension se cristallisa notamment autour du sort d’Anastasia Dualla (incarnée par Kandyse McClure) et du choix radical du personnage “Three” (Lucy Lawless).
Dans ce contexte chaotique, plusieurs scènes cultes virent le jour grâce à l’improvisation :
- Le chant doux précédant le suicide de Dualla.
- L’attitude résignée des survivants sur une Terre dévastée.
L’héritage intact malgré les tempêtes
Malgré cette période trouble — et certains fans ayant décroché en chemin —, la fin de Battlestar Galactica s’est révélée digne des attentes. Le dernier chapitre s’est imposé comme un modèle d’audace narrative en télévision moderne, salué pour sa capacité à surmonter autant les contraintes industrielles que les défis artistiques. Aujourd’hui encore, il suffit d’une rediffusion sur Prime Video ou YouTube pour mesurer l’empreinte durable laissée par cette odyssée spatiale hors norme.