Dust Bunny : l’horreur sur grand écran selon Bryan Fuller

Image d'illustration. Dust BunnyRoadside Attractions / PR-ADN
Le réalisateur Bryan Fuller partage les influences majeures qui ont façonné Dust Bunny.
Tl;dr
- Dust Bunny marque la première réalisation cinéma de Bryan Fuller, suivant Aurora, une fillette confrontée à un monstre et aidée par son voisin tueur à gages.
- Le film mélange horreur, humour et références cinéphiles, s’inspirant de classiques comme Gremlins, Big Trouble in Little China et des univers des frères Coen.
- Prévu pour le 5 décembre 2025, Dust Bunny souhaiter initier les spectateurs au cinéma d’horreur.
Une nouvelle incursion dans l’horreur
C’est un projet que Bryan Fuller, connu pour avoir créé la série Hannibal, attendait de concrétiser depuis longtemps. Avec Dust Bunny, il signe sa première réalisation pour le cinéma, espérant offrir bien plus qu’un simple divertissement horrifique : une véritable passerelle pour tous ceux qui n’osent pas franchir la porte du genre. Au cœur du récit, on suit Aurora, fillette de dix ans incarnée par Sophie Sloan. Convaincue qu’un monstre logé sous le plancher a englouti ses parents, elle trouve un allié inattendu en la personne de son voisin mystérieux — interprété par Mads Mikkelsen — tueur à gages de profession.
Des références cinéphiles assumées
Dès les premiers instants du film, le ton est donné : on ne cherche pas à effrayer à tout prix. Au contraire, l’ouverture évoque davantage l’esprit décalé de Big Trouble in Little China que l’angoisse pure. Ce choix n’a rien d’anodin ; selon Bryan Fuller lui-même, la richesse du film réside dans ce mélange assumé des genres et clins d’œil à ses œuvres fétiches. Il revendique sans détour ses influences majeures : « John Carpenter a réalisé quelques films parfaits » confie-t-il, citant tour à tour Halloween, Starman et bien sûr le cultissime Big Trouble in Little China. Loin de se limiter à l’horreur pure, Fuller insuffle à son œuvre une dimension ludique nourrie aussi par les univers des frères Coen et de Barry Sonnenfeld. Il avoue même reconnaître des plans inspirés de leur collaboration sur Pushing Daisies, série dont il garde un souvenir ému.
L’art du dosage et de la référence
Impossible de parler de Dust Bunny sans mentionner la grande source d’inspiration que fut Gremlins. Bryan Fuller s’en souvient : « Il y avait cette énergie dans le récit familial… La mère seule face aux monstres devenait une sorte d’héroïne insoupçonnée. Elle improvisait avec ce qu’elle avait sous la main — couteaux, micro-ondes… ». Un esprit que le réalisateur s’est efforcé de retrouver, en privilégiant une narration efficace : durée maîtrisée (1h46 comme l’original), tension émotionnelle palpable, et attachement aux personnages.
Les cinéphiles reconnaîtront également ici ou là :
- Des références appuyées à des classiques comme Les Dents de la mer, perceptibles jusque dans certains cadrages emblématiques.
- Des emprunts stylistiques au cinéma français avec des atmosphères rappelant La Cité des enfants perdus ou encore Delicatessen.
Un mélange inédit de rires et de frayeurs
Pour ceux qui seraient tentés par cette expérience hybride mêlant rires, frayeurs et nostalgie pop culturelle, il faudra patienter jusqu’au 5 décembre 2025 pour découvrir officiellement Dust Bunny. Une proposition singulière qui pourrait bien faire office de rite initiatique vers le vaste monde du cinéma d’horreur.