Deadpool & Wolverine : un lien avec le film Marvel le plus critiqué a failli exister

Image d'illustration. Deadpool & WolverineMarvel / PR-ADN
Le film Deadpool & Wolverine a failli inclure un lien avec l’un des films Marvel les plus mal accueillis par la critique, révélant ainsi que les scénaristes avaient envisagé d’établir une connexion inattendue avec une production particulièrement décriée de l’univers Marvel.
Tl;dr
- Ryan Reynolds a exclu le casting du « Fantastic Four » 2015.
- Le film misait sur des caméos marquants et rentables.
- Budget et réputation ont pesé dans la décision finale.
Des choix difficiles pour un film événement
Dans l’industrie du cinéma, certaines décisions se prennent sur un fil. Lorsque Ryan Reynolds s’est attelé à la production de « Deadpool & Wolverine », il a rapidement compris qu’il ne pourrait pas tout offrir aux fans de l’univers Marvel. Malgré une avalanche de caméos déjà annoncée, l’acteur-réalisateur a sérieusement envisagé de convier la distribution du malheureux « Fantastic Four » version 2015, réalisé par Josh Trank. Ce projet n’a finalement jamais abouti. Mais pourquoi ?
L’ombre du flop et la peur du retour de bâton
Le naufrage critique du « Fantastic Four » de 2015 n’a rien d’un secret : avec seulement 9% sur Rotten Tomatoes et des critiques assassines — certains allant jusqu’à qualifier le film de « honteux », d’autres d’« au-delà du déprimant » —, la franchise semblait condamnée à sombrer dans l’oubli. Comparée à la popularité intacte de figures telles que Wesley Snipes en Blade, ou même les anciens X-Men, cette mouture des Quatre Fantastiques souffrait d’un déficit d’affection palpable auprès du public. Ainsi, la perspective de ramener à l’écran Miles Teller, Kate Mara, Michael B. Jordan et Jamie Bell n’avait rien d’évident.
Caméos : un jeu d’équilibriste entre surprise et cohérence financière
À force d’accumuler les apparitions surprises – on pense notamment au retour habilement orchestré de Chris Evans, incarnant non pas Captain America mais bien son ancien rôle de Johnny Storm –, le long-métrage flirtait déjà avec la saturation. Insérer une autre équipe des Quatre Fantastiques aurait dilué l’effet recherché tout en risquant un embouteillage narratif, selon les confidences de Reynolds à Collider.
Mais ce n’était pas le seul frein. Comme il le souligne lui-même, « Nous essayions d’être vigilants sur le budget… Plus on réclame de jouets ou de personnages à licencier, plus on approche dangereusement du point de non-retour. » Un constat lucide qui traduit autant une volonté de plaire qu’une nécessité économique.
Satisfaire les fans sans perdre le cap
Avec ses 1,3 milliard récoltés au box-office, « Deadpool & Wolverine » prouve que la recette fonctionne lorsque chaque caméo sert un objectif précis. Pour résumer les critères retenus par l’équipe créative :
- Cohérence éditoriale : éviter la surcharge inutile.
- Sensibilité aux attentes : donner la priorité aux personnages populaires.
- Maitrise budgétaire : garantir le succès financier sans céder à toutes les envies.
Le retour des Quatre Fantastiques version Trank aurait peut-être été perçu comme un clin d’œil trop forcé. Entre prudence narrative et gestion stratégique, Ryan Reynolds aura préféré miser sur des surprises plus consensuelles – quitte à laisser certains souvenirs cinématographiques dans l’ombre.