Daredevil: Born Again prolonge avec brio l’héritage des séries Marvel Netflix entamé il y a 11 ans

Image d'illustration. Daredevil Born AgainDisney / PR-ADN
La nouvelle série Daredevil: Born Again prolonge une tradition inaugurée il y a onze ans par les productions Marvel sur Netflix, confirmant la volonté du studio de maintenir la continuité et le ton sombre appréciés par les fans depuis leurs débuts.
Tl;dr
- La série perpétue la tradition du plan-séquence de combat.
- « Daredevil: Born Again » ramène l’intensité des débuts Netflix.
- La chorégraphie retrouve son excellence, sans excès de CGI.
Un héritage renouvelé sur Disney+
On pensait la formule épuisée, mais la série Daredevil: Born Again, désormais disponible sur Disney+, vient de prouver tout le contraire. En renouant avec l’une des signatures visuelles qui a fait sa réputation dès ses débuts sur Netflix en 2015, la production parvient à réinsuffler une énergie brute à l’univers des super-héros Marvel. Difficile d’oublier cette première saison où Charlie Cox, dans le rôle de Matt Murdock alias Daredevil, imposait un style radicalement différent du reste du MCU. Le fameux plan-séquence de combat, inauguré lors de la scène du couloir dans « Cut Man », avait alors marqué les esprits par son intensité et sa virtuosité.
Des combats filmés d’une traite : une tradition respectée
Si l’on revient brièvement en arrière, chaque saison a eu droit à son moment de bravoure sous forme de plan-séquence. Qu’il s’agisse du duel haletant contre des mafieux russes ou d’un affrontement sous haute tension dans une prison durant la troisième saison, le public attendait ces séquences comme un rendez-vous incontournable. L’esprit perdure : après une apparition remarquée dans She-Hulk, Daredevil réapparaît dans « The Scales & the Sword », troisième épisode de la deuxième saison de Daredevil: Born Again, et reprend ce flambeau.
Un retour aux sources chorégraphiques
Concrètement, l’épisode met en scène Daredevil infiltrant une prison clandestine opérée par la Task Force de Wilson Fisk. Il neutralise deux gardes avant d’ouvrir les cellules, libérant tour à tour des détenus, dont Soledad et Swordsman. Armé d’une arme offerte par Daredevil, ce dernier aide alors à repousser les forces adverses pour permettre l’évasion collective. Un instant qui rappelle pourquoi ces plans-séquences demeurent si attendus.
Car — il faut bien le dire — tout n’a pas toujours été parfait. Une tentative lors de la première saison de « Born Again » avait déçu par son recours trop visible aux effets spéciaux numériques lors d’un combat sur un toit face à Bullseye. La magie semblait s’estomper… Mais cette fois, place au pur artisanat visuel : pas d’artifices encombrants, juste une chorégraphie millimétrée et nerveuse qui ravive le cœur des fans.
L’art du combat sans concession
Pour celles et ceux qui suivent encore avec ferveur les aventures du Diable de Hell’s Kitchen, ce dernier opus apparaît comme une déclaration d’intentions : revenir à l’essentiel en misant sur ce que la franchise sait faire de mieux. Parmi les éléments-clés qui nourrissent cette réussite :
- Plan-séquence immersif propulsant l’action sans coupure artificielle ;
- Chorégraphie physique exigeante, loin des effets spéciaux superflus ;
- Sensation authentique du danger, entretenue tout au long de l’évasion.
Ainsi, avec « Daredevil: Born Again », la franchise prouve que revisiter ses racines peut être non seulement pertinent, mais enthousiasmant pour tous ceux qui espéraient voir renaître cet esprit viscéral propre aux premières heures Netflix.