- Cinq films d’action sous-estimés à rattraper
- Deux classiques cultes, trois oubliés récents
- Streaming et location selon les plateformes
L’action vit souvent sur un malentendu. On retient les mastodontes, les franchises, les cartons au box-office. Et à côté, il reste des films qui ont eu moins de bruit, moins de place, parfois moins de chance, alors qu’ils proposent une vraie idée de mise en scène ou un geste beaucoup plus singulier.
C’est le cas de cinq titres remis en avant par la source, tous portés par un même paradoxe. Le genre est l’un des plus visibles du cinéma populaire, mais certains de ses meilleurs représentants glissent quand même entre les doigts du public. Résultat, on se retrouve avec des œuvres sous-estimées qui méritent mieux que leur réputation actuelle.
Quand l’action sort du moule blockbuster
Ce qui frappe ici, ce n’est pas juste la qualité des films cités. C’est leur capacité à exister en marge du grand circuit, alors même qu’ils livrent exactement ce qu’on demande au genre, de la tension, du rythme, un vrai sens de l’impact visuel. Mais sans l’aura d’une grosse marque, l’algorithme culturel passe souvent à autre chose.
La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont encore accessibles en streaming ou en location. Et pour un genre qui repose autant sur l’expérience immédiate, ça change tout.
Deux assauts en huis clos, deux façons de tenir la tension
Il y a un cousinage évident entre The Raid: Redemption et Dredd. Les deux enferment un représentant de la loi dans une tour remplie de criminels. Mais la ressemblance s’arrête vite.
Dans The Raid: Redemption, film indonésien sorti en 2011, une unité de police tactique investit un immeuble contrôlé par l’armée d’un baron de la drogue. Avec Iko Uwais dans le rôle de Rama, le film pousse l’action martiale à un niveau de précision assez redoutable. Il est disponible sur Hulu et Disney+ aux États-Unis.
Dredd, sorti en 2012, joue une autre partition, plus sèche, plus sale, presque métallique. Adaptation du personnage de Judge Dredd issu du comics 2000 AD, le film met Karl Urban sous le casque iconique du juge. Devenu culte avec le temps, il n’a pourtant jamais atteint le succès large qu’il méritait. On peut le voir sur Vix.
Le corps, la violence, le point de vue
Avec Sisu, on change d’échelle, mais pas d’intensité. Le film de 2023 suit un ancien commando de l’armée finlandaise forcé de se défendre face à un officier nazi corrompu. Certains l’ont balayé comme une copie de John Wick. Franchement, c’est un peu court. Sa violence très frontale et son conflit presque primitif lui donnent une identité bien à lui. Il est proposé sur YouTube TV, et aussi en location sur Prime Video et Apple TV.
Puis il y a Hardcore Henry, peut-être le pari le plus étrange du lot. Sorti en 2015, le film raconte toute son histoire à la première personne, depuis les yeux de son héros. Cette caméra subjective suffit déjà à le distinguer, mais son vrai atout, c’est son chaos total, assumé jusqu’au bout. Mieux reçu en Russie qu’aux États-Unis, où il a floppé en salles, il a depuis trouvé une seconde vie sur The Roku Channel.
Une héroïne oubliée au milieu des années 2010
Et au milieu de tout ça, Hanna fait presque figure d’oubli pur. Le film de 2011 place Saoirse Ronan au centre, dans le rôle d’une adolescente élevée en Finlande par son père, un ex-agent de la CIA joué par Eric Bana. Quand la CIA se lance à leurs trousses, le récit bascule dans une course tendue qui mérite clairement d’être redécouverte.
Pas disponible gratuitement en streaming pour l’instant, Hanna peut se louer sur Prime Video ou Apple TV. Et c’est peut-être ça, le vrai sujet. À l’heure où l’offre déborde, le problème n’est plus seulement de sortir un bon film. C’est de rester visible assez longtemps pour ne pas disparaître du radar.